Catalogne: Corbière raille une « gamelle électorale » pour Mariano Rajoy
Le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a estimé vendredi que le résultat obtenu jeudi soir en Catalogne par le Parti...

Catalogne: Corbière raille une « gamelle électorale » pour Mariano Rajoy

Le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a estimé vendredi que le résultat obtenu jeudi soir en Catalogne par le Parti...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a estimé vendredi que le résultat obtenu jeudi soir en Catalogne par le Parti populaire, dont est issu le Premier ministre Mariano Rajoy, est une "débâcle électorale".

Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Public Sénat, le député insoumis a déclaré ne pas être surpris par les victoire des indépendantistes qui raflent la majorité au Parlement.

"Je pense que la tendance lourde qu'il faut retenir, c'est la sanction pour le Parti populaire de Mariano Rajoy (...) Quelle gamelle électorale!", a-t-il raillé. Selon lui, ce résultat est une sanction infligée au Premier ministre qu'il accuse "d'autoritarisme" et de "brutalité".

"On a quand même eu des élections où un des principaux leaders, M. Puigdemont, a fait campagne depuis Bruxelles parce que s'il rentrait dans son pays, il avait peur d'aller en prison et il y en a même un autre qui est en prison (Oriol Junqueras, leader du parti de gauche républicaine de Catalogne ndlr)", a-t-il dénoncé.

M. Corbière a également dénoncé "la violence" lors de du référendum interdit par Madrid, le 1er octobre dernier. Des images de la Guardia Civil empêchant des votants d'accéder aux bureaux de vote, avaient soulevé des critiques de plusieurs pays européens.

Interrogé sur la percée du parti de centre-droit Ciudadanos, arrivé premier en nombre de voix, il estime que c'est "une forme de En Marche espagnol". "J'aurais plutôt préféré que ce soit mes amis de Podemos qui fassent une fulgurante progression mais tout de même, ce que ça révèle, je le répète, c'est que celui qui aujourd'hui gouverne ce pays, M. Rajoy, est aujourd'hui ramené quasiment à un état de groupuscule électoral".

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le