Catherine Morin-Desailly : « La désignation par le CSA des présidents de l’audiovisuel public engendre des conflits presque d’intérêt  »
Après la révocation du PDG de Radio France par le CSA, la présidente de la commission de la culture au Sénat, Catherine Morin-Desailly, plaide pour « une holding » du service public, « avec une présidence ».  

Catherine Morin-Desailly : « La désignation par le CSA des présidents de l’audiovisuel public engendre des conflits presque d’intérêt »

Après la révocation du PDG de Radio France par le CSA, la présidente de la commission de la culture au Sénat, Catherine Morin-Desailly, plaide pour « une holding » du service public, « avec une présidence ».  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 Mercredi 31 janvier, le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a révoqué le  PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UC) de la Seine-Maritime et présidente de la commission de la culture au Sénat, réagit au micro de « sénat 360 » : « La révocation de Mathieu Gallet n’a rien à voir en tant que telle avec la réforme de l’audiovisuel public qui est souhaitable depuis un certain nombre d’années [et] que j’appelle de mes vœux avec un certain nombre de mes collègues ici au Sénat, depuis au moins 2015. »  

Mais tout de même, maintenant que c’est fait, c’est l’occasion de faire ses propositions : « La révocation de Mathieu Gallet, qui prive pour l’heure Radio France de son président, fait réfléchir à la suite. Le CSA va devoir d’ici trois mois, désigner un futur président ou une présidente. Moi j’aimerais savoir dans quelles conditions, ça va se faire » glisse la sénatrice.

« Nous plaidons pour  avoir une forme de rapprochement, une holding. Ce n’est pas une fusion, je tiens vraiment à le dire. Ça laisse à chacun son identité, ses émissions propres, ses travaux. Mais je plaide surtout pour qu’il y ait une vision stratégique à travers une présidence, un seul patron. »  

À la question de savoir si le CSA est discrédité, la sénatrice répond : « Ce n’est pas le discrédit du CSA, c’est l’échec de la loi de 2013, qui avait été souhaitée, ici d’ailleurs, par les socialistes et les Républicains (…) Je note que la désignation par le CSA des présidents de l’audiovisuel public est compliquée parce qu’elle engendre des conflits presque d’intérêt. » Et d’ajouter  « Ce n’est pas le CSA qui est en cause. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Catherine Morin-Desailly : « La désignation par le CSA des présidents de l’audiovisuel public engendre des conflits presque d’intérêt  »
5min

Politique

Municipales : À Roubaix, l’Insoumis David Guiraud favori pour remporter la mairie 

Face à une majorité sortante de droite éclaboussée par la condamnation de l’ancien maire et une gauche hors-LFI distancée, le député La France Insoumise David Guiraud, qui veut faire de la prise de la ville un symbole national, fait la course en tête. Seul un front anti-LFI improbable pourrait l’empêcher de conquérir la mairie.

Le

Catherine Morin-Desailly : « La désignation par le CSA des présidents de l’audiovisuel public engendre des conflits presque d’intérêt  »
3min

Politique

Municipales : « Les invectives de Jean-Luc Mélenchon n’ont qu’un seul objectif, empêcher le rassemblement de la gauche », déplore Stéphane Troussel

Au micro de Public Sénat, Stéphane Troussel, le porte-parole du PS, appelle les électeurs insoumis à se désolidariser des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon et certains cadres du parti. Il estime qu’en fonction des situations locales, mais aussi du comportement des uns et des autres, les rapprochements LFI-PS seront possibles au second tour des municipales.

Le

Elections Municipales, Perpignan, 2026 : Panneaux officiels de l ensemble des candidats a la mairie de Perpignan.Municipal Elections, Perpignan, 2026: Official boards of all candidates for mayor of Perpignan.
5min

Politique

Le PS et LR en retrait, le RN et LFI en croissance : que retenir du nombre de listes présentées aux municipales par les partis ?

Le recensement des étiquettes des listes aux municipales confirme l’émiettement de l’offre politique et l’affaissement des partis traditionnels, qui se présentent beaucoup moins en leur nom qu’auparavant. Tandis que La France insoumise et le Rassemblement national vont gagner en visibilité dans les bureaux de vote. Décryptage.

Le