Cazeneuve : « La gauche ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat Hollande »
Le Premier ministre a reçu Benoît Hamon à Matignon. Il lui a adressé ses félicitations tout en l’invitant à ne pas renier le bilan du quinquennat Hollande.

Cazeneuve : « La gauche ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat Hollande »

Le Premier ministre a reçu Benoît Hamon à Matignon. Il lui a adressé ses félicitations tout en l’invitant à ne pas renier le bilan du quinquennat Hollande.
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Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s’est exprimé à l’issue de son entretien avec Benoît Hamon, frondeur vainqueur de la primaire du PS dimanche. « La gauche ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande », a prévenu le chef de la majorité.

« Elle ne pourra l’emporter que si elle est fière d’elle-même et de son histoire, de ce qu’elle accompli, de son projet pour l’avenir. Pour ma part, je suis fier de ce que les gouvernements  de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls ont mis en œuvre durant ce quinquennat sous l’autorité du président de la République. », a détaillé le Premier ministre.

Bernard Cazeneuve a invité à célébrer les « conquêtes » obtenues par la gauche au pouvoir : « La campagne, si elle veut réussir, devra prendre appui sur les immenses progrès que constituent la généralisation du tiers payant, la réorientation de l’UE ou encore l’accord historique de la Cop21 (…).

Une pensée amicale pour Manuel Valls

Si Bernard Cazeneuve a adressé « ses félicitations » à Benoît Hamon et « formule des vœux sincères de succès pour cette campagne », le Premier ministre a également eu une « pensée amicale pour Manuel Valls », un « homme d’Etat avec lequel je suis fier d’avoir gouverné ».  

Lorsqu’il lui avait succédé à Matignon, Bernard Cazeneuve avait été qualifié de « frère » par Manuel Valls. Il avait alors pris soin de ne pas donner explicitement sa préférence pour un candidat de la primaire.

La semaine dernière, il avait toutefois jugé qu' « on ne p(ouvait) pas gagner l'élection présidentielle si on n'est pas ardemment dans la défense de l'action qui a été conduite par ce gouvernement", laissant entrevoir un soutien au défenseur du bilan, Manuel Valls.

 

 

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