« Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’UE est sponsorisée par Coca-Cola », cingle Benoît Hamon
Au détour de sa visite au Salon de l’agriculture, le fondateur de Génération-s s’est agacé de la passivité de l’Europe face aux lobbies. Renforcer l’Europe est la seule issue pour lutter pour une alimentation saine, selon lui.

« Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’UE est sponsorisée par Coca-Cola », cingle Benoît Hamon

Au détour de sa visite au Salon de l’agriculture, le fondateur de Génération-s s’est agacé de la passivité de l’Europe face aux lobbies. Renforcer l’Europe est la seule issue pour lutter pour une alimentation saine, selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, au temps où il était candidat PS à la présidentielle, s’était déjà démarqué par son engagement contre les perturbateurs endocriniens. Un souci environnemental qu’il réaffirme aujourd’hui en tant que membre fondateur du mouvement Génération-s. À quelques mois des Européennes, sa visite au Salon de l’agriculture a donc été l’occasion pour lui de condamner la passivité de l’Union européenne face à la pression des lobbies.   

« Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’Union européenne est sponsorisée par Coca-Cola. »

« On a beaucoup besoin d’Europe quand veut lutter contre une alimentation qui est empoisonnée par les pesticides », affirme Benoît Hamon. « Si on avance ici, mais que personne n’avance ailleurs en Europe, on va se retrouver dans une situation où ce qu’on fera ici, sera inutile et finalement inefficace » a-t-il poursuivi.

Benoît Hamon regrette que l’Europe soit « extrêmement timide sous la pression d’un certain nombre de géants de l’agroalimentaire ». Et de convoquer l'actualité pour appuyer son propos : « Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’Union européenne est sponsorisée par Coca-Cola ». Cela n’a rien d’un épiphénomène, d’après lui, « les lobbies du phytosanitaire, les lobbies de l’agriculture intensive, poussent pour une exploitation maximum des produits chimiques et donc bloquent toutes interdictions de ces produits qui menacent la pérennité de notre modèle agricole ».

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’UE est sponsorisée par Coca-Cola », cingle Benoît Hamon
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

« Ce salon de l’agriculture se fait au moment où la présidence roumaine de l’UE est sponsorisée par Coca-Cola », cingle Benoît Hamon
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le