« Ces gens-là, ne déconnent pas » rétorque Marc-Philippe Daubresse à Emmanuel Macron
Au micro de « Sénat 360 », le sénateur (LR) du Nord Marc-Philippe Daubresse estime, contrairement au chef de l’État, que les gens « en situation de difficulté » ne déconnent pas. Il rappelle également que si le Sénat est remis en cause c’est parce que c’est un contre-pouvoir.  

« Ces gens-là, ne déconnent pas » rétorque Marc-Philippe Daubresse à Emmanuel Macron

Au micro de « Sénat 360 », le sénateur (LR) du Nord Marc-Philippe Daubresse estime, contrairement au chef de l’État, que les gens « en situation de difficulté » ne déconnent pas. Il rappelle également que si le Sénat est remis en cause c’est parce que c’est un contre-pouvoir.  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors du conseil municipal de Gasny dans l’Eure de ce mardi, Emmanuel Macron a déclaré : « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ». « Ces gens-là, ne déconnent pas » lui rétorque le sénateur (LR) du Nord, Marc-Philippe Daubresse, qui rappelle qu’il a été en charge de la mise en place du RSA (Revenu de solidarité active) en tant que ministre des solidarités actives sous Nicolas Sarkozy.

« Ces gens-là cherchent à s’en sortir. Dans la période que nous traversons d’extrêmes tensions, de fragilité de la société, tenir des propos pareils, ce sont des propos de division alors qu’on a besoin de ressouder, de recouturer une société qui a été déchirée (…) Pour un président de la République, c’est totalement inapproprié. »

Interrogé également sur la remise en cause du Sénat, évoquée par le chef de l’État dans sa lettre aux Français, Marc-Philippe Daubresse répond : « Pourquoi parle-t-on du Sénat et pas de l’Assemblée nationale ? (…) Parce que le Sénat dans la Constitution, c’est l’équilibre des pouvoirs et des territoires. C’est un contre-pouvoir. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le