Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation
François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la...

Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation

François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la présidentielle mardi soir de nationaliser temporairement les chantiers de Saint-Nazaire pour éviter une fuite du "savoir-faire" français.

"Oui, nos savoir-faire peuvent quitter demain la France si nous ne faisons pas les bons choix sur le plan industriel. Je propose que, sur ces chantiers navals, plutôt que d'assister au désarmement de notre savoir faire(...) nous mettions en place une nationalisation temporaire", a déclaré Benoît Hamon sur BFMTV/CNews, une solution déjà envisagée par le gouvernement actuel.

"Je voudrais juste dire à Benoît Hamon que c'est mon gouvernement qui a fait rentrer l'Etat au capital de STX, justement pour la raison que vous avez évoquée", a réagi François Fillon, qui prenait la parole juste après le candidat socialiste.

"Effectivement, aujourd'hui, dans la difficulté où se trouve ce chantier et compte tenu des risques de voir le savoir-faire partir, une nationalisation qui ne soit pas permanente, qui soit là pour permettre une solution à cette entreprise doit être envisagée", a continué le candidat LR.

"Je m'en réjouis", a répondu Benoît Hamon, qui avait auparavant indiqué qu'il souhaitait que cette nationalisation temporaire dure "jusqu'au moment où nous retrouverons des partenaires".

Selon le quotidien le Monde, l'État envisage une nationalisation transitoire des chantiers de Saint-Nazaire, s'il ne parvient pas à un accord satisfaisant sur leur reprise par l'Italien Fincantieri.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le