Chez Renault, face à un ouvrier protestataire, Macron défend sa politique
Emmanuel Macron a défendu avec force sa politique économique jeudi dans une usine Renault près de Maubeuge, où un ouvrier...

Chez Renault, face à un ouvrier protestataire, Macron défend sa politique

Emmanuel Macron a défendu avec force sa politique économique jeudi dans une usine Renault près de Maubeuge, où un ouvrier...
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Emmanuel Macron a défendu avec force sa politique économique jeudi dans une usine Renault près de Maubeuge, où un ouvrier protestataire, hué par les autres, lui a crié qu'il n'était "pas le bienvenu".

S'adressant au personnel de l'usine, aux côtés du PDG du groupe Carlos Ghosn, le chef de l'Etat a eu la surprise de se faire prendre à partie par un syndicaliste de SUD. S'en est suivi un échange vif, où le président l'a accusé de "caricaturer" sa politique et d'être "ridicule".

Cette usine est l'une des étapes de son périple de commémoration de la guerre de 14-18.

S'adressant à son opposant, il a défendu ses choix d'aider "ceux qui investissent" et s'est emporté contre ceux qui "caricaturent" sa politique.

"M. Macron, vous n'êtes pas le bienvenu ici. M. Ghosn se donne du mal. Mais avec l'augmentation de l'essence vous reprenez d'une main ce que vous donnez de l'autre", lui a crié l'homme, Samuel Beauvois, qui a précisé travailler chez Renault depuis près de 25 ans.

"Si vous êtes venu faire un meeting politique c'est autre chose", a répliqué le président, d'une voix amplifiée par son micro. "On est là tous ensemble pour réussir".

"On réussit sans vous", a rétorqué le syndicaliste, sifflé par nombre de ses collègues qui ont applaudi le président. "Je veux expliquer pourquoi je suis là, cet engagement..." "C'est pas grâce à vous", l'a coupé son interlocuteur. "Là vous êtes ridicule, pardon de vous le dire", s'est énervé le chef de l'Etat.

"Cher Monsieur, j'ai la conviction qu'on ne retrouve la dignité que par le travail. Les cotisations ont baissé, c'est le gouvernement. La taxe d'habitation qui baisse, c'est le gouvernement", a-t-il martelé, à nouveau applaudi par la grande majorité de l'assistance.

"Je vous le dis, cette politique est cohérente par rapport à ce que vous êtes en train de dire... mais je vois que vous n'êtes pas intéressé par ma réponse", a-t-il ajouté, devant les protestations de l'homme qui a lancé une critique sur les "premiers de cordée". Il l'a alors accusé de vouloir "faire son show".

"J'entends toutes les caricatures depuis un an et demi, +vous aidez les uns, pas les autres+. Mais si on ne baisse pas la fiscalité sur le capital, on ne peut pas recréer d'emploi. Il faut réconcilier le travail et le capital, simplifier les règles du travail. C'est le choix fait il y a un an et demi, pour sortir des rigidités françaises qui nous ont coûté", a-t-il poursuivi.

"Je crois dans le mérite, le travail, vive la République, vive la France", a lancé le président, comme dans un meeting.

Les autres salariés, venus écouter Carlos Ghosn annoncer de nouveaux investissements et des recrutements dans l'usine, très gros employeur de la région, ont été nombreux à critiquer l'intervention de leur collègue.

"Il faut pouvoir exprimer son mécontentement, mais pas à des moments malvenus, pas en apostrophant le président alors que M. Ghosn annonçait des investissements", a résumé un ouvrier syndiqué à la CFE-CGC.

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