Chine : « Nous avons des intérêts à défendre », souligne Jean-Baptiste Lemoyne
En marge du déplacement présidentiel en Chine, Bruno Le Maire a déclaré que la France n’accepterait pas « des investissements de pillage. » Des propos que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères tient à modérer.

Chine : « Nous avons des intérêts à défendre », souligne Jean-Baptiste Lemoyne

En marge du déplacement présidentiel en Chine, Bruno Le Maire a déclaré que la France n’accepterait pas « des investissements de pillage. » Des propos que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères tient à modérer.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères a tempéré la déclaration de Bruno Le Maire, tenue hier à Pékin. En marge du déplacement présidentiel, le ministre de l’Économie a déclaré que la France « accepte des investissements sur le long terme et pas des investissements de pillage » avant de préciser qu’il avait refusé « beaucoup » d’investissements chinois.

Jean-Baptiste Lemoyne assure, lui, qu’il « n’y a pas de barrières à l’entrée de la France mais », selon la rhétorique macronienne, « il faut avoir des outils qui permettent de veiller à nos intérêts. » Sans employer le terme « protectionnisme », le secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères explique que « le monde économique est un vaste théâtre des opérations » dans lequel « il ne faut pas être naïf. » Et de conclure : « Nous devons ouvrir les yeux, nous avons des intérêts à défendre. »

Selon le secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères, un groupe de travail européen plancherait sur la mise en place d’outils permettant de protéger ses intérêts économiques. « Nous sommes, avec mes collègues ministres du commerce européen, en train de travailler à une méthodologie qui permet (…) à chaque fois qu’il y a des velléités de prises de contrôle ou de capital, d’avoir une méthodologie pour voir quelles sont les intentions et éventuellement tirer la sonnette d’alarme » détaille-t-il.  

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