Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »
Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas un retour à l’état d'urgence, contrairement à Laurent Wauquiez et souhaite appeler à une hausse du budget des Armées.

Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »

Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas un retour à l’état d'urgence, contrairement à Laurent Wauquiez et souhaite appeler à une hausse du budget des Armées.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne s’est recueilli devant la dépouille du Colonel Beltrame avec le président du Sénat, Gérard Larcher, avant qu’un hommage ne soit rendu aux victimes de l’attentat de Trèbes, au Sénat.

« C’est très important que la représentation nationale montre que nous sommes solidaires. Nous avons des responsabilités (…) en matière de lutte contre le terrorisme » insiste-t-il.

Le sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas participer à la polémique déclenchée, notamment, par les propos de Laurent Wauquiez, président du groupe LR, sur le retour de l’état d’urgence ou la rétention pour tous les fichés S, pour radicalisation, jugés dangereux.

« Il faut laisser le temps à l’émotion (…) Il va toujours être temps après de regarder comment les choses se sont passées » déclare-t-il.

Christian Cambon explique qu’il n’est pas en faveur d’un retour à l’état d’urgence : « Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce soit la bonne formule (…) La loi de sécurité a repris de très nombreuses dispositions de l’état d’urgence. Il faut arrêter à chaque fois qu’il y a un problème, de dire on va voter une loi supplémentaire. Nous avons tous les moyens juridiques pour faire face. »  

Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, va appeler à plus de moyens dans la future loi de programmation militaire : « Ça va faire partie des suggestions que nous allons faire dans quelques jours, lorsque le texte va venir ici au Sénat. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le