Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »
Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas un retour à l’état d'urgence, contrairement à Laurent Wauquiez et souhaite appeler à une hausse du budget des Armées.

Christian Cambon (LR), « pas persuadé » que l’état d’urgence « soit la bonne formule »

Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas un retour à l’état d'urgence, contrairement à Laurent Wauquiez et souhaite appeler à une hausse du budget des Armées.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) du Val-de-Marne s’est recueilli devant la dépouille du Colonel Beltrame avec le président du Sénat, Gérard Larcher, avant qu’un hommage ne soit rendu aux victimes de l’attentat de Trèbes, au Sénat.

« C’est très important que la représentation nationale montre que nous sommes solidaires. Nous avons des responsabilités (…) en matière de lutte contre le terrorisme » insiste-t-il.

Le sénateur (LR) du Val-de-Marne ne souhaite pas participer à la polémique déclenchée, notamment, par les propos de Laurent Wauquiez, président du groupe LR, sur le retour de l’état d’urgence ou la rétention pour tous les fichés S, pour radicalisation, jugés dangereux.

« Il faut laisser le temps à l’émotion (…) Il va toujours être temps après de regarder comment les choses se sont passées » déclare-t-il.

Christian Cambon explique qu’il n’est pas en faveur d’un retour à l’état d’urgence : « Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce soit la bonne formule (…) La loi de sécurité a repris de très nombreuses dispositions de l’état d’urgence. Il faut arrêter à chaque fois qu’il y a un problème, de dire on va voter une loi supplémentaire. Nous avons tous les moyens juridiques pour faire face. »  

Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, va appeler à plus de moyens dans la future loi de programmation militaire : « Ça va faire partie des suggestions que nous allons faire dans quelques jours, lorsque le texte va venir ici au Sénat. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le