Christian Estrosi dénonce les « tartufferies » de Marine Le Pen
Le président du conseil régional de la région Paca estime que le programme de la candidate du Front national menace le pouvoir d’achat des agriculteurs.

Christian Estrosi dénonce les « tartufferies » de Marine Le Pen

Le président du conseil régional de la région Paca estime que le programme de la candidate du Front national menace le pouvoir d’achat des agriculteurs.
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Christian Estrosi, qui milite dans l’équipe de François Fillon pour que la riposte contre les idées de Marine Le Pen s’organise plus activement, a eu l’occasion de dénoncer le programme frontiste au Salon de l’agriculture.

« Lorsque je vois le programme extravagant qui est le sien et qui pourrait réduire encore de 30% le pouvoir d’achat des agriculteurs qui déjà vivent en souffrance aujourd’hui [...] je dis qu’elle constitue un danger », a attaqué le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, au micro de Public Sénat.

« Quelqu’un qui affabule et ferait craindre le pire »

Vantant son travail à la tête de sa région, ainsi que celui de son collègue Xavier Bertrand dans les Hauts de France, Christian Estrosi a déclaré qu’il menait une « politique beaucoup plus attractive » que Marine Le Pen en matière agricole, qu’il s’agisse de soutien à l’export à l’investissement :

 « Là, c’est du concret, c’est pas du commentaire, c’est pas des grandes phrases comme Mme Le Pen qui vient ici avec ses tartufferies le long des allées du Salon de l’agriculture. »

Alors que le Front national réalise des score de plus en plus élevés dans le monde agricole (voir par exemple l’étude de la Fondapol publiée en octobre), Christian Estrosi cherche à décrédibiliser le discours de Marine Le Pen :

 « Nous voyons bien qu’il vaut mieux faire confiance à des présidents de région, qui comme nous, sommes au cœur des réalités quotidiennes, changeons la vie de nos régions de France, plutôt que quelqu’un qui affabule et ferait craindre le pire à notre pays. »

L’ancien de maire de Nice, qui dénonce dans cette campagne présidentielle les « surenchères » et « les projets qui ne sont pas financés », souligne qu’il manque  « 170 milliards » de recettes dans le projet de Marine Le Pen.

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