« Clarification » après le départ de Solère: les députés Constructifs se rebaptisent « UDI Agir »
Pour une "clarification", le groupe des Constructifs à l'Assemblée nationale s'est rebaptisé mardi "UDI, Agir et Indépendants",...

« Clarification » après le départ de Solère: les députés Constructifs se rebaptisent « UDI Agir »

Pour une "clarification", le groupe des Constructifs à l'Assemblée nationale s'est rebaptisé mardi "UDI, Agir et Indépendants",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Pour une "clarification", le groupe des Constructifs à l'Assemblée nationale s'est rebaptisé mardi "UDI, Agir et Indépendants", du nom des partis le composant, après notamment le "choix individuel" de Thierry Solère de rallier En Marche !, ont indiqué ses coprésidents, renouvelés pour moitié.

Jean-Christophe Lagarde, par ailleurs président du parti UDI, a succédé à Stéphane Demilly à la coprésidence de ce groupe, avec Franck Riester, ex-LR qui a lancé officiellement dimanche un nouveau parti de droite, "Agir". M. Demilly souhaitait s'investir davantage sur des sujets locaux, a affirmé M. Lagarde, une autre source évoquant notamment le canal Seine-Nord.

Les députés "UDI, Agir et Indépendants" ont "pris acte de la sortie du groupe de Thierry Solère", qui va siéger désormais au groupe majoritaire LREM, a indiqué M. Riester devant la presse, parlant d'"un choix individuel". M. Solère est venu s'en expliquer brièvement devant le groupe.

"Un est parti, 34 veulent se retrousser les manches" (17 UDI, une dizaine d'Agir et les autres Indépendants), a assuré M. Lagarde.

Au sujet du nouveau nom du groupe, "il y avait besoin après six mois d'expérience de faire en sorte que les partis puissent être mieux incarnés, mieux identifiés" car derrière "les Constructifs", "nous avions tous tendance à mettre un peu tout et n'importe quoi", a défendu le président de l'UDI.

"Nous incarnons le centre et la droite progressiste", avec "des valeurs qui ne sont pas celles de M. Wauquiez", parti pour devenir président de LR, et "nous ne partageons pas toute la politique de M. Macron", a ajouté ce député de Seine-Saint-Denis.

"Quand quelque chose est bon, on le vote, quand quelque chose ne fonctionne pas, on le dénonce et on propose quelque chose. Nos amis d'Agir font la même chose, nous avons vocation à être dans le même groupe", a martelé M. Lagarde.

Une alliance des deux partis est-elle envisagée? "Il faut en discuter. Je souhaite que le centre et la droite progressiste constituent une alliance. Franck (Riester, ndlr) a dit hier qu'il le souhaitait aussi. Rassemblons, construisons", a-t-il répondu. Et il s'est dit "sûr qu'il y aura des tas d'autres acteurs, des gens qui ne supportent pas ce que M. Wauquiez veut faire de la droite française".

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le