Douze maires de grandes villes dont, outre Paris, Los Angeles, Mexico, Auckland ou Londres, ont signé lundi à Paris une déclaration s'engageant à acheter des bus propres et tendre vers le "zéro émission" d'ici 2030, pour lutter contre le changement climatique.
Par cet engagement, signé dans le cadre d'une réunion du réseau de villes C40, ces maires s'engagent à "acquérir, avec nos partenaires, uniquement des bus à zéro émission à partir de 2025 et à s’assurer qu’une partie importante de nos villes soient des zones à zéro émission à l'horizon 2030".
Les maires signataires sont ceux de Londres, Paris, Los Angeles, Barcelone, Quito, Vancouver, Mexico, Copenhague, Auckland, Seattle, Milan et Le Cap. Ils sont soutenus par Tokyo, qui s’est engagé dès 1990 dans ce domaine.
Anne Hidalgo (C-D), maire de Paris, Patricia de Lille, maire du Cap (D), Steve Adler, maire d'Austin (G), et Mauricio Rodas, maire de Quito, discutent dans le métro parisien, le 22 octobre 2017
AFP
Les signataires de la déclaration envisagent "un avenir où la marche, le cyclisme et le transport partagé sont les moyens de déplacement principaux des citoyens de villes". Ils s'engagent donc à "favoriser la marche et le cyclisme", les transports partagés et "réduire le nombre de véhicules les plus polluants dans nos rues et abandonner progressivement l’utilisation des véhicules à combustion fossile".
La "volonté du C40 est d'engager l'ensemble de nos collègues vers ces objectifs très ambitueux", a indiqué Mme Hidalgo, qui préside ce réseau, en saluant cette "avant-garde du C40". Mme Hidalgo a annoncé cette initiative lors d'une déclaration à la presse avec à ses côtés les maires de Los Angeles, Quito, Tokyo, Auckland, Barcelone, Le Cap et Milan et l'ex-maire de New York Michael Bloomberg, qui ont détaillé les initiatives déjà engagées dans leurs villes (moteurs propres, transports en commun, urbanisme, etc).
Le maire de Los Angeles Eric Garcetti a souligné qu'après le rejet de l'accord de Paris par le président Donald Trump, les villes américaines se sont mobilisées : "Aujourd'hui plus de 382 villes régies par des démocrates ou des républicains ont dit qu'elles mettraient en application l'accord sur le climat de Paris. Cela représente une population de 77 millions d'Américains".
"Nos dirigeants savent conclure des accords mais aussi les casser", a ajouté Patricia de Lille, maire du Cap, "c'est notre responsabilité de maires de faire avancer la lutte contre le changement climatique", a-t-elle ajouté.
Phil Goff, maire d'Auckland, a rappelé que le changement climatique était "la plus grande menace contre l'environnement, une menace économique et une menace au bien-être des hommes".
Le C40 réunit 91 villes avec l'objectif de lutter contre le changement climatique.
Le réseau organisait Together4Climate (Ensemble pour le climat), deux jours de rencontres dont la journée de dimanche était particulièrement à destination des entreprises sur les questions de la mobilité, de l'énergie et de l'urbanisme.
Parallèlement, Paris accueillait dimanche et lundi Citylab, un sommet annuel d'innovateurs du monde entier en termes d'urbanisme, économie, éducation, etc, se réunissant cette année sur le thème de "solutions urbaines pour des défis mondiaux".
Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.
Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.