Climat : « Ce serait honteux pour les sénateurs si on n’arrivait pas à un référendum », réagit Barbara Pompili
Après le vote des sénateurs et l’échec de la deuxième lecture au Parlement sur l’inscription de la protection de l’environnement à l’article 1 de la Constitution, la ministre de la Transition écologique fait part de sa « colère ». Elle veut aussi se battre pour réinscrire le texte à l’agenda.

Climat : « Ce serait honteux pour les sénateurs si on n’arrivait pas à un référendum », réagit Barbara Pompili

Après le vote des sénateurs et l’échec de la deuxième lecture au Parlement sur l’inscription de la protection de l’environnement à l’article 1 de la Constitution, la ministre de la Transition écologique fait part de sa « colère ». Elle veut aussi se battre pour réinscrire le texte à l’agenda.
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Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti était aux premières loges lorsqu’il a constaté que le Sénat en resterait à sa rédaction. A l’issue de la deuxième lecture du projet de loi constitutionnelle, ce sont encore deux formulations irréconciliables qui s’opposent sur l’article 1 de la Constitution, qui doit accueillir la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Promesse d’Emmanuel Macron formulée après le filtre appliqué aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat, l’adoption de ce projet de révision constitutionnelle par référendum reste impossible à ce stade, députés et sénateurs ayant refusé d’adopter un texte identique.

Une semaine après la fin des débats au Sénat sur le projet de loi climat et résilience, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a rejeté la responsabilité sur les sénateurs. Elle était l’invitée d’Audition publique, ce 5 juillet, sur Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, en partenariat avec Le Figaro. « Je constate que manifestement les sénateurs sont contre la transition écologique. Ils ont vidé de sa substance une bonne partie du projet de loi climat résilience. Et là, ils empêchent de faire ce référendum que nous attendons », a-t-elle réagi, regrettant que la majorité sénatoriale de droite et du centre n’ait pas su « dépasser les postures idéologiques ». Si la ministre n’a pas été jusqu’à reprendre les mots du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, qui dénonçait dans la matinée une « ligne climatosceptique » chez les Républicains, elle a néanmoins employé des mots durs à leur égard. A travers leur vote, les sénateurs sont apparus comme des « climato-inactifs » et des « climato-résignés », selon ses mots.

« M. le président, trouvons des solutions pour aboutir »

Dans le prolongement de Christophe Castaner, le patron des députés La République en marche, Barbara Pompili a lancé un appel en direction de Gérard Larcher, pour tenter de parvenir à un compromis. « M. le président, trouvons des solutions pour aboutir, ce serait honteux pour la classe politique et honteux pour les sénateurs si on n’arrivait pas à un référendum à la fin de l’année. »

Sa « colère » n’a pas entamé sa « détermination » à favoriser le processus à aller à son terme. Cependant, la ministre admet qu’il ne sera pas facile de remettre le texte à l’agenda une fois de plus après l’été. « On a un agenda parlementaire qui est très chargé. Il y a beaucoup de réformes qu’on veut continuer de faire passer. Est-ce que l’on va réussir à réinscrire le texte ? Il faut voir s’il y a possibilité d’atterrir sur une rédaction. » Barbara Pompili l’a assuré au cours de l’émission, l’ordre du jour « va faire l’objet de discussions ».

L’horizon du référendum s’est obscurci, mais la ministre garde un espoir. « J’essaye d’y croire toujours. Je serai toujours aux côtés de ceux qui veulent y arriver. »

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