« Clopes », diesel: Bayrou exprime sa « honte » après des propos rapportés de Griveaux
"Cette phrase m'a fait mal, d'une certaine manière, elle m'a fait honte", a pointé dimanche François Bayrou concernant un propos...

« Clopes », diesel: Bayrou exprime sa « honte » après des propos rapportés de Griveaux

"Cette phrase m'a fait mal, d'une certaine manière, elle m'a fait honte", a pointé dimanche François Bayrou concernant un propos...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Cette phrase m'a fait mal, d'une certaine manière, elle m'a fait honte", a pointé dimanche François Bayrou concernant un propos rapporté du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, selon qui Laurent Wauquiez était le candidat de "ceux qui clopent et roulent au diesel".

La phrase litigieuse avait été rapportée la semaine dernière dans le JDD. Elle avait provoqué l'ire des Républicains, et notamment du premier visé, Laurent Wauquiez, président des Républicains (LR) qui y avait vu un "mépris" de la part du porte-parole du gouvernement.

M. Griveaux a depuis récusé avoir prononcé une telle phrase.

"Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c'était une infamie de rouler au diesel...", a déploré le président du MoDem dans l'émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde.

"J'ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République", a poursuivi M. Bayrou, soutien du candidat Macron en 2017.

Dans un tweet publié dans la soirée, M. Bayrou a précisé que Benjamin Griveaux l'avait appelé pour lui "dire qu'il n'avait jamais prononcé la phrase qu’on lui prêtait".

"J'ai apprécié qu'il la démente. Les milieux populaires sont une part précieuse de notre pays. Et pour moi, ils sont la raison même de mes engagements. Nous devons les honorer", a encore écrit le dirigeant centriste.

"L'élection d'Emmanuel Macron, elle s'est faite précisément sur l'idée qu'on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d'un côté et les désagréables pas chics de l'autre: il est temps que s'exprime dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture", avait insisté M. Bayrou sur France Inter.

L'éphémère ministre de la Justice au printemps 2017 a par ailleurs qualifié sa relation "humaine et politique" avec le chef de l'État de "fraternelle".

A propos du rôle de son mouvement politique à l'intérieur de la majorité, le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2002, 2007 et 2012, a estimé que "l'intimité (entre le MoDem et La République en Marche) est destinée à être très grande". "C'est pas encore établi, mais ça viendra", a-t-il encore prophétisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le