Collaborateur violent de Macron: le chef de l’Etat « doit s’exprimer », réclame Wauquiez
Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a sommé jeudi Emmanuel Macron de "s'exprimer" et "faire la lumière" sur l...

Collaborateur violent de Macron: le chef de l’Etat « doit s’exprimer », réclame Wauquiez

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a sommé jeudi Emmanuel Macron de "s'exprimer" et "faire la lumière" sur l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a sommé jeudi Emmanuel Macron de "s'exprimer" et "faire la lumière" sur l'affaire de son collaborateur filmé en train de frapper un manifestant le 1er-Mai, demandant notamment s'il y a eu "des manœuvres pour étouffer cette affaire".

"Aujourd'hui on attend une réponse du président de la République", a déclaré M. Wauquiez sur Europe 1, jugeant la vidéo de l'incident "choquante" et "qui pose des questions".

"Il est évident qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer et faire la lumière sur ces faits avec principalement deux questions qu'on peut se poser", a-t-il affirmé.

"D'abord, comment se fait-il que l'un de ses proches collaborateurs, qui était le chef de sa sécurité pendant sa campagne, qui est chef de cabinet adjoint, se retrouve, vraisemblablement avec une usurpation d'identité, dans une manifestation avec du matériel de police. Qui était au courant ?", a-t-il développé. "La deuxième question c'est: y a t-il eu des manœuvres pour étouffer cette affaire?", a-t-il poursuivi. "Je pose la question et j'attends des réponses comme beaucoup d’autres Français".

"Quand on est à l'Elysée on doit montrer l'exemple et aujourd’hui le sentiment qu'on a, c'est qu'à l'Elysée on se croit au-dessus de tout, c'est au fond ça la question qui est posée derrière cette affaire et c'est à cette question qu'on attend des réponses", a déclaré Laurent Wauquiez.

Un collaborateur d'Emmanuel Macron, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des fonctions administratives à l'Elysée après avoir agressé un manifestant à Paris le 1er-Mai, selon un article du Monde mis en ligne mercredi soir.

Le Monde, dont l'article est accompagné d'une vidéo de l'incident, affirme qu'"Alexandre Benalla, un proche conseiller du président de la République (...) équipé d'un casque à visière des forces de l'ordre alors qu'il n'est pas policier, s'en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris".

M. Macron a réclamé "des sanctions", et son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, lui a infligé "une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai", le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

Collaborateur violent de Macron: le chef de l’Etat « doit s’exprimer », réclame Wauquiez
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le