Collomb: « On sera obligé à un moment d’utiliser la force » à Notre-Dame-des Landes
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mardi qu'"on sera obligé à un moment donné d'employer la force" pour évacuer...

Collomb: « On sera obligé à un moment d’utiliser la force » à Notre-Dame-des Landes

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mardi qu'"on sera obligé à un moment donné d'employer la force" pour évacuer...
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Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mardi qu'"on sera obligé à un moment donné d'employer la force" pour évacuer le site de Notre-Dame-des Landes (Loire-Atlantique), tout en soulignant qu'il fallait qu'elle soit "la plus mesurée possible".

"On réfléchit toujours sur la façon dont les choses doivent se passer", a déclaré le ministre, interrogé sur Europe 1.

"Nous allons essayer de régler ce problème qui dure depuis des années et des années de la manière la plus pacifique possible. (...) La force brute ne peut pas être la solution, il faut aussi la capacité de dialogue avec un certain nombre de parties prenantes", a-t-il détaillé.

Le ministre a ainsi cité l'exemple d'"un certain nombre d'agriculteurs qui aujourd'hui sont solidarisés avec les zadistes (qui) peuvent avoir la volonté de retrouver ce qu'ils avaient avant".

"On sera obligé à un moment donner d'employer la force, je pense, mais il faut qu'elle soit la plus mesurée possible, la plus maîtrisée possible", a-t-il conclu.

Après la remise d'un rapport d'experts le 13 décembre, l'exécutif a assuré qu'une décision de maintenir ou d'abandonner le projet de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait prise "d'ici la fin du mois de janvier". Cette décision doit "permettre (...) de garantir un retour à la normale, notamment s'agissant des questions relatives à l'ordre public", selon le Premier ministre Edouard Philippe.

Située à 25 km au nord-ouest de Nantes, cette Zad - "zone d'aménagement différé" pour les autorités, "zone à défendre" pour ses occupants qui souhaitent la protéger - s'étend sur 1.650 hectares. Actuellement, environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 personnes la fréquentent régulièrement, selon une source policière.

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