Collomb: « un tiers » des personnes signalées radicalisées ont « des troubles psychologiques »
"A peu près un tiers" des personnes signalées pour radicalisation "présentent des troubles psychologiques", selon le ministre de...

Collomb: « un tiers » des personnes signalées radicalisées ont « des troubles psychologiques »

"A peu près un tiers" des personnes signalées pour radicalisation "présentent des troubles psychologiques", selon le ministre de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"A peu près un tiers" des personnes signalées pour radicalisation "présentent des troubles psychologiques", selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui souhaite mobiliser le monde médical sur le sujet.

Dans le "FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation, ndlr) nous considérons qu'à peu près un tiers (des personnes) présentent des troubles psychologiques", a déclaré le ministre sur RMC/BFMTV.

Environ 17.400 personnes sont recensées dans le FSPRT, créé en 2015, selon un rapport sénatorial publié au printemps.

Au lendemain du drame en Seine-et-Marne où un homme avait foncé dans une pizzeria avec sa voiture, tuant une adolescente et faisant 12 blessés le 14 août, Gérard Collomb avait déclaré vouloir mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres "pour identifier les profils qui peuvent passer à l'acte".

"Il est clair que le secret médical c'est quelque chose de sacré mais en même temps, il faut trouver le moyen qu'un certain nombre d'individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats", a insisté de nouveau mardi matin le ministre de l'Intérieur.

Il a notamment cité le cas de l'homme qui lundi a tué une personne et blessé une autre à Marseille en fonçant sur deux abribus à bord d'une camionnette.

"Il sortait de clinique psychiatrique. Il avait des antécédents de prison et il assassine une personne. Il faut réfléchir sur ce genre de prisme", a dit le ministre.

"Ce n'est pas du terrorisme (...) mais on a de l’imitation", a-t-il insisté. "Un certains nombre d'esprits faibles peuvent se laisser entrainer à des actes de mimétisme".

"C'est ça qui est grave, c'est qu'un certains nombre d'esprits faibles qui voient ce qui s'est passé à Barcelone, qui voient ce qui s'est passé contre le dispositif Sentinelle, se disent +on va passer à l'acte comme ça+", a-t-il ajouté.

"C'est ce contre quoi il faut se prémunir, ce contre quoi nous voulons travailler avec ma collègue la ministre de la Santé mais également avec l'ordre des médecins, les psychiatres (...) Nous ne voulons pas faire cela dans notre coin", mais "trouver le juste équilibre", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Collomb: « un tiers » des personnes signalées radicalisées ont « des troubles psychologiques »
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le