Com’une image : le PS en reconstruction se choisit une rose éclatée comme symbole
Nouvel épisode de la « sémiologie de terrain » en compagnie de Denis Bertrand qui s’est rendu avec Hélène Risser au 78e congrès du Parti Socialiste à Aubervilliers. Décryptage en direct des symboles, les anciens et les nouveaux pour un parti à la recherche d’un nouvel élan…

Com’une image : le PS en reconstruction se choisit une rose éclatée comme symbole

Nouvel épisode de la « sémiologie de terrain » en compagnie de Denis Bertrand qui s’est rendu avec Hélène Risser au 78e congrès du Parti Socialiste à Aubervilliers. Décryptage en direct des symboles, les anciens et les nouveaux pour un parti à la recherche d’un nouvel élan…
Public Sénat

Par Prescillia Michel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Place à la nouvelle rose, celle de la renaissance

Un an après la déroute électorale de la présidentielle, le PS a revisité son emblème : la rose.

Plus stylisée et sans le poing qui l’entoure, un symbole nouveau pour une période difficile de transition.

Pour Denis Bertrand : « La première rose était une rose condensée, concentrée, détourée, avec la ligne noire qui encadrait chaque pétale », tandis qu’avec la nouvelle « chaque pétale est comme éclaté dans un espace blanc, on a l'’impression que la rose n’est plus contenue, qu’elle se dissipe ».

6_ancienne_rose.jpg
AFP

Alors que le Parti Socialiste cherche sa voie, il semble, cependant vouloir déjà faire passer un message fort : Mettre en avant l’écologie dans son emblème.

Ainsi, jusqu’à présent « le vert, symbole de l’écologie, était à l’extérieur, dans la feuille de la rose et maintenant il se trouve incorporé au pétale » souligne Denis Bertrand.

s3_nouvelle_rose.jpg
Congrès Aubervilliers

Analyse partagée par le socialiste Julien Dray. Ces touches de vert plus présentes dans le nouveau logo sont « une volonté de démontrer qu’il y a un Parti Socialiste qui prend désormais en considération tout ce qu’on appelle le développement durable ».

Cette rose plus stylisée est donc une façon de démontrer que « la forme Parti Socialiste tel qu’elle a existé auparavant va être remise en cause » comme l’explique Julien Dray.

 

Le cœur du PS balance entre passé et présent

En déambulant dans les allées du Congrès, Denis Bertrand remarque la forte présence des figures passées du Parti Socialiste : Blum, Jaurès, Mitterrand, « on a l’impression que le PS existe par son histoire. Son passé sert d’appui à ce qu’il peut être aujourd’hui ».

Le passé au service du présent et de la rénovation nécessaire, un élément en effet repris par le nouveau Premier Secrétaire Olivier Faure qui dès le début de son discours évoque le congrès d’Epinay. Moment clé de l’histoire du parti à la rose.

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission Déshabillons-Les, PS : la voie étroite, samedi 14 avril à 15h sur Public Sénat.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Com’une image : le PS en reconstruction se choisit une rose éclatée comme symbole
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le