Comité sur le futur parquet européen: Rachida Dati recalée
Le Parlement européen a rejeté jeudi la nomination de l'eurodéputée Rachida Dati (Les Républicains), ancienne Garde des Sceaux,...

Comité sur le futur parquet européen: Rachida Dati recalée

Le Parlement européen a rejeté jeudi la nomination de l'eurodéputée Rachida Dati (Les Républicains), ancienne Garde des Sceaux,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parlement européen a rejeté jeudi la nomination de l'eurodéputée Rachida Dati (Les Républicains), ancienne Garde des Sceaux, au sein d'un comité chargé de préparer la mise en place du futur parquet européen.

La nomination de Mme Dati, membre du PPE (droite, principale force politique au Parlement européen), semblait pourtant acquise après un vote favorable fin mars au sein d'une commission parlementaire.

Mais les eurodéputés, réunis en plénière à Bruxelles, ont rejeté cette décision lors d'un vote secret (339 voix contre, 246 pour, 62 abstentions), empêchant la députée de devenir leur représentante au sein du comité de sélection du parquet européen.

Ce nouvel organisme sera spécialisé dans la lutte contre les fraudes au budget européen et contre les fraudes à la TVA à caractère transfrontalier. Vingt pays de l'UE ont pour l'heure décidé d'y participer dès son lancement, prévu d'ici 2021.

Rachida Dati a fustigé sur son compte Twitter les votes hostiles de certains eurodéputés, liés selon elle à "leur hostilité à la création de ce parquet européen" ou à "des raisons purement politiciennes, comme des députés socialistes, verts, d'extrême gauche et ALDE français".

"Certains se disant de gauche ont voté contre par seul mépris social ou jalousie", a-t-elle ajouté, rappelant que sa candidature avait recueilli davantage de votes favorables que celle de l'eurodéputée Eva Joly (Verts) en commission parlementaire.

"La délégation française du groupe PPE regrette que la gauche se soit érigée en force de blocage en donnant des consignes de vote contradictoires pour s'opposer à cette nomination", a réagi de son côté Franck Proust (LR), chef de cette délégation au Parlement européen.

"Qu'on ne vienne plus dire qu'ils défendent la place de la France sur la scène européenne!" a-t-il ajouté, jugeant que Mme Dati avait "porté avec succès la création du parquet européen durant la présidence française de l'UE en 2008".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le