Commission d’enquête Covid-19 : « Le rapport ne fait pas de propositions sur les moyens des hôpitaux », regrette Laurence Cohen
La commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise du Covid-19 a remis son rapport ce jeudi. Un rapport qui pointe un fiasco sur les masques, et une impréparation des autorités. Mais pour Laurence Cohen, le rapport n’insiste pas assez sur l’état des hôpitaux, déjà sous tension au moment de la crise.

Commission d’enquête Covid-19 : « Le rapport ne fait pas de propositions sur les moyens des hôpitaux », regrette Laurence Cohen

La commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise du Covid-19 a remis son rapport ce jeudi. Un rapport qui pointe un fiasco sur les masques, et une impréparation des autorités. Mais pour Laurence Cohen, le rapport n’insiste pas assez sur l’état des hôpitaux, déjà sous tension au moment de la crise.
Public Sénat

Par Fanny Conquy

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après 6 mois de travaux, 133 personnes entendues, plus d’une centaine d’heures d’audition… Ce matin, les présidents et rapporteurs de la commission d’enquête sur la crise du covid-19 tenaient une conférence de presse pour présenter leurs conclusions : le fiasco des masques, la responsabilité de Jérôme Salomon, l’impréparation du gouvernement, les erreurs de communication…

Un rapport très sévère donc sur l’anticipation et la gestion de cette crise. Mais pour la sénatrice communiste Laurence Cohen, ce sont les politiques d’économies sur la Santé qui ont mené à cette situation de crise : « Les politiques successives de coupes budgétaires ont entraîné un déficit de moyens de protection pour les personnels de santé..C’est quelque chose de très fort. Ça apparaît dans le rapport du Sénat, mais ce qui apparaît beaucoup moins c’est que la pandémie est arrivée alors que notre système de santé était déjà en tension, particulièrement les hôpitaux ! »

 

Le système n’était pas prêt

 

Pour la sénatrice du Val de Marne, le rapport ne fait pas assez de propositions pour améliorer l’état de l’hôpital public.

« Malheureusement la commission d’enquête fait l’impasse dessus, elle fait le constat mais elle ne fait pas de proposition pour redonner des moyens aux hôpitaux, en termes de personnels, d’ouvertures de lits. C’est quand même 100.000 lits qui ont été fermés en 20 ans ! Quand l’ancienne ministre Agnès Buzyn dit « le système était prêt » : et bien, non, il n’était pas prêt ! C’est ce qui entraîne d’ailleurs les confinements successifs, et ça n’apparaît pas suffisamment dans le constat de la commission d’enquête. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Commission d’enquête Covid-19 : « Le rapport ne fait pas de propositions sur les moyens des hôpitaux », regrette Laurence Cohen
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le