Commission d’enquête sur le Covid-19 : « Les Français ont le droit de savoir », estime Philippe Dallier
Le sénateur LR de Seine-Saint-Denis, vice-président de la Haute assemblée, souligne que la commission d’enquête sur la gestion de l’épidémie devra permettre à la France de pouvoir corriger ses failles en cas de nouvelle crise sanitaire.

Commission d’enquête sur le Covid-19 : « Les Français ont le droit de savoir », estime Philippe Dallier

Le sénateur LR de Seine-Saint-Denis, vice-président de la Haute assemblée, souligne que la commission d’enquête sur la gestion de l’épidémie devra permettre à la France de pouvoir corriger ses failles en cas de nouvelle crise sanitaire.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Une commission d’enquête du Sénat sera lancée fin juin pour faire la lumière sur la gestion de l’épidémie par les autorités et sur l’état de l’anticipation de celle-ci au cours des dix dernières années. Un tempo qui relance la tension entre l’exécutif et la Haute assemblée (relire notre article). Selon le Canard Enchaîné, Emmanuel Macron aurait fait part de son mécontentement lors du Conseil des ministres du 7 mai. « Le Sénat s’est déshonoré. Le temps est encore à l’action, ce n’est le moment de jouer les procureurs » a-t-il affirmé. Et d’ajouter que « la politique, c’est comme la grammaire : on fait parfois des fautes de temps ».

Invité de Parlement Hebdo, sur les chaînes parlementaires, Philippe Dallier, vice-président LR du Sénat, estime que la réaction présidentielle, si elle était avérée, serait grave. « J’espère surtout que les propos rapportés n’ont pas été tenus. Parce que, que le président de la République, en Conseil des ministres, s’en prenne au Parlement de cette manière-là alors je pense que toutes les bornes seraient dépassées ! »

Le Sénat « est dans son droit le plus strict »

Il estime que le Sénat est « dans son droit le plus strict » en mettant en place cette commission d’enquête, au titre de son pouvoir de contrôle de l’action du gouvernement, conformément à la Constitution.

Pour Philippe Dallier, pas question de chercher des coupables, mais plutôt de comprendre pourquoi la France s’est retrouvée en partie submergée par la pandémie de coronavirus, matériellement et stratégiquement. « Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’y étions pas préparés donc il faut comprendre pourquoi. Il ne s’agit pas d’aller pointer du doigt untel ou untel, parce que le risque c’est qu’il y ait une partie de ping-pong pour essayer de se renvoyer les responsabilités. »

« Les Français ont le droit de savoir », a-t-il insisté, voyant dans les conclusions de la future commission d’enquête une façon de se préparer à ce type d’épisode. « Nous avons l’obligation de comprendre pour pouvoir adapter la manière dont nous gérerons une éventuelle crise à l’avenir. » Il espère que le gouvernement « pourra s’appuyer sur les résultats » de la commission d’enquête, après ses six mois de travaux, « pour corriger les choses ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Commission d’enquête sur le Covid-19 : « Les Français ont le droit de savoir », estime Philippe Dallier
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le