Communication: Macron veut en finir avec « les mauvaises habitudes » de Sarkozy et Hollande
Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche !, a déclaré dimanche que le président Emmanuel Macron avait l...

Communication: Macron veut en finir avec « les mauvaises habitudes » de Sarkozy et Hollande

Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche !, a déclaré dimanche que le président Emmanuel Macron avait l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche !, a déclaré dimanche que le président Emmanuel Macron avait l'intention de ne pas reproduire "les mauvaises habitudes" de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande en terme de communication.

Sur Radio J, M. Griveaux a pointé "les mauvaises habitudes qui ont été prises ces 10 dernières années, avec la multiplication des offs, des prises de parole sans doute intempestives (...) qui répondent à une forme de dictature de l'urgence".

"Il est certain qu'Emmanuel Macron va mettre une distance avec cela. Ce sera un président du temps long parce que le rôle du président, c'est de fixer un horizon et de ne pas être dans la réaction à la petite phrase et le commentaire de l'actualité", a-t-il souligné.

"La parole présidentielle va se raréfier et je suis certain que chacun va s'en accommoder et va s'y habituer", a prévenu M. Griveaux. Le nouveau chef de l’État affirme de fait régulièrement qu'il entend rester "le maître des horloges".

L’Élysée a tenté vendredi d'apaiser les tensions avec la presse qui, quelques jours seulement après l'investiture d'Emmanuel Macron, s'est alarmée des tentatives de la présidence de choisir les journalistes couvrant les déplacements du nouveau chef de l’État.

En amont du déplacement d'Emmanuel Macron vendredi au Mali, la cellule communication de l’Élysée avait contacté directement des journalistes pour leur proposer de couvrir cette visite, une entorse sans précédent aux relations entre l'exécutif et les médias.

Les sociétés de journalistes de 25 médias parmi lesquels l'AFP, TF1, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, Le Monde ou Franceinfo, une quinzaine de responsables de rédactions, ainsi que RSF, avaient co-signé une lettre ouverte adressée au président de la République pour manifester leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle".

Pendant son déplacement vendredi au Mali, les journalistes accrédités ont été tenus bien à distance du chef de l’État, qui s'est gardé du moindre off avec eux, contrairement à son prédécesseur François Hollande qui parlait très souvent avec la presse.

Partager cet article

Dans la même thématique

Communication: Macron veut en finir avec « les mauvaises habitudes » de Sarkozy et Hollande
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le