Congé après la perte d’un enfant : « Un couac de plus absolument incompréhensible » estime Philippe Dallier
La majorité présidentielle a créé la polémique après le rejet à l’Assemblée nationale de la proposition de loi prévoyant l’allongement à 12 jours du congé pour un parent qui perdrait un enfant. Face aux vives réactions de l’opinion, la majorité LREM rétropédale.

Congé après la perte d’un enfant : « Un couac de plus absolument incompréhensible » estime Philippe Dallier

La majorité présidentielle a créé la polémique après le rejet à l’Assemblée nationale de la proposition de loi prévoyant l’allongement à 12 jours du congé pour un parent qui perdrait un enfant. Face aux vives réactions de l’opinion, la majorité LREM rétropédale.
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Par Océane Blanchard

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Suivant l’avis du gouvernement, les députés avaient rejeté une proposition UDI-Agir qui visait à porter de cinq à douze jours le congé d’un salarié venant de perdre un enfant. Une décision qui a tellement enflammé l’opinion que le président de la République lui-même a appelé ce samedi le gouvernement « à faire preuve d’humanité », selon l’Élysée.

« Un couac de plus absolument incompréhensible » estime le sénateur LR Philippe Dallier, vice-président du Sénat. « Ce que je ne comprends pas c'est que l'UDI à l'Assemblée Nationale fait partie de la majorité. Lorsqu'un groupe de la majorité dépose une proposition de loi, c'est en général avec l'accord du gouvernement : manifestement là ça n'était pas le cas » raille le sénateur.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est elle aussi revenue sur le vote, admettant « une erreur collective » et s'est engagée « à trouver dans les prochains jours les solutions pour faire passer ce temps de répit de 5 jours aujourd'hui à 12 jours ».

Sur CNews, la députée LREM Olivia Grégoire a indiqué que la majorité allait déposer « très vite » une nouvelle proposition de loi, qui inclura ces 12 jours de congé, et plus largement de « mieux accompagner » les parents à qui ce drame arrive.

« Tout cela donne un sentiment d'impréparation, avec une ministre qui fait marche arrière devant la réaction tout à fait justifiée de l'opinion » commente Philippe Dallier. Le Sénat va-t-il s'emparer de cette proposition ? « On peut nous-même déposer une proposition de loi, c'est une possibilité » répond le sénateur LR. « Maintenant on va voir, la question est de savoir ce qui va se passer dans les jours à venir et ce que va faire le gouvernement ».

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