Congrès de Versailles : « Les députés ne sont pas des pots de fleurs » selon Éric Coquerel
Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Infos ce lundi matin, sur Public Sénat. Selon lui, Emmanuel Macron exacerbe le régime présidentialiste.

Congrès de Versailles : « Les députés ne sont pas des pots de fleurs » selon Éric Coquerel

Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Infos ce lundi matin, sur Public Sénat. Selon lui, Emmanuel Macron exacerbe le régime présidentialiste.
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Par Maud Larivière

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Le Parlement est convoqué en Congrès lundi à Versailles. Les députés de la France Insoumise boycottent la réunion et appellent à une manifestation sur les réseaux sociaux.

« On n’est pas des pots de fleurs » déclare Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. « On n’est pas sommé chaque année d’aller écouter le Président de la République ».

Le député exprime son désaccord sur la méthode utilisée par Emmanuel Macron : « Écouter le Président parler sans que les représentants du peuple puissent lui poser simplement une question ou l’interpeller… Dans n’importe quelle démocratie, tout ça paraîtrait vieillot, ancien régime pour tout dire, et il y a un côté presque monarchique dans cette histoire » explique-t-il avant de trancher : « On a l’impression qu’Emmanuel Macron s’installe parfaitement dans les apparats de la Vème République, mais il les exacerbe en termes de présidentialisme ».

La prérogative constitutionnelle du discours du Président devant le Congrès, date de Nicolas Sarkozy, mais, selon Éric Coquerel, elle « n’était pas faite pour que chaque année il nous fasse le coup du Président de l’Union aux États-Unis. Lui-même est en train de pervertir quelque chose qui, à mon avis, posait déjà problème, en essayant de le pérenniser ».

Certains parlementaires sont favorables à ce que le droit de réponse au Congrès soit inscrit dans la Constitution. « Je pense que ce côté ancien régime devrait disparaître » estime le député, qui rappelle vouloir y remédier en instaurant une 6ème République.

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