Constitution: l’Assemblée supprime le mot « race » et interdit la « distinction de sexe »
Premier amendement adopté, fortement symbolique, au projet de révision de la Constitution: l'Assemblée nationale a supprimé jeudi...

Constitution: l’Assemblée supprime le mot « race » et interdit la « distinction de sexe »

Premier amendement adopté, fortement symbolique, au projet de révision de la Constitution: l'Assemblée nationale a supprimé jeudi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Premier amendement adopté, fortement symbolique, au projet de révision de la Constitution: l'Assemblée nationale a supprimé jeudi à l'unanimité le mot "race" de l'article 1er de la Loi fondamentale et a également interdit toute "distinction de sexe".

Dans l'article 1 réécrit, qui définit les valeurs fondamentales de la République, la France "assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d'origine ou de religion", au lieu de "sans distinction d'origine, de race ou de religion" à la suite de cet amendement voté par les 119 députés présents.

Cette formulation ne sera bien sûr définitive que si la révision constitutionnelle aboutit.

L'amendement adopté, au terme de nombreuses prises de parole sur tous les bancs pour s'en réjouir, a été celui du président du groupe UDi-Agir Jean-Christophe Lagarde, mais presque tous les groupes politiques avaient présenté des amendements en ce sens.

Lorsque le mot race a été introduit dans le préambule de la Constitution de 1946 puis repris en 1958, les constituants voulaient, après le nazisme, affirmer leur rejet des thèses racistes, héritage de l'histoire coloniale et des théories du XIXe siècle.

Mais, paradoxalement, en interdisant la "distinction selon la race", la Constitution pouvait en creux légitimer l'opinion selon laquelle il existe des races alors que la science ne reconnait qu'une seule espèce humaine.

Si tous les groupes politiques étaient présents dans l'hémicycle, M. Lagarde a cependant noté, pour s'en indigner, "qu'aucun représentant de l'extrême droite n'était présent pour ce vote qui honore notre Nation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le