Constitution: Rugy appelle les sénateurs à « ne pas être des serial bloqueurs »
Le président de l'Assemblée François de Rugy a appelé dimanche les sénateurs à "ne pas être des serial bloqueurs" sur la révision...

Constitution: Rugy appelle les sénateurs à « ne pas être des serial bloqueurs »

Le président de l'Assemblée François de Rugy a appelé dimanche les sénateurs à "ne pas être des serial bloqueurs" sur la révision...
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Le président de l'Assemblée François de Rugy a appelé dimanche les sénateurs à "ne pas être des serial bloqueurs" sur la révision de la Constitution, affirmant que "chacun est au pied du mur" face à des réformes "plébiscitées par une majorité de Français".

Pour cette révision, avec "des mesures plébiscitées par une majorité de Français", "l'ambition reste intacte, dans toutes les prises de position du président de la République (...) et parmi la majorité", et "nous avons été élus sur un projet clair: réduire le nombre de sénateurs et limiter le cumul dans le temps", a plaidé cet élu LREM sur BFM.

Pour le président LREM de l'Assemblée, "la question est simple (...) est-ce que le Sénat veut bloquer cette volonté des Français que nous portons à l'Assemblée nationale, ou discuter d'une réforme constitutionnelle, dire que tout n'est pas à prendre ou laisser, et qu'on peut trouver des marges de manoeuvre".

"Ne soyez pas des serial bloqueurs de toute réforme. Parce qu'à ce moment là, quelle serait la légitimité du Sénat d'être une forme d'obstruction ?", a lancé M. Rugy à quatre jours d'une rencontre avec son homologue LR du Sénat Gérard Larcher pour discuter de la révision constitutionnelle.

Il a défendu entre autres l'impossibilité de faire plus de trois mandats consécutifs, pour combattre "la sclérose du système politique". "Le président du Sénat conteste en disant que très peu de personnes sont concernées" mais "plus de 96 députés sont en situation de faire trois mandats ou plus et quelque 25 députés en sont à leur cinquième mandat", et ces chiffres sont encore supérieurs dans la législature précédente, a poursuivi ce député de Loire-Atlantique, qui est dans son troisième mandat.

Après avoir rappelé que "s'il y a situation de blocage, on pourrait appeler les Français à trancher par référendum", le président de l'Assemblée a réaffirmé que "les deux possibilités (adoption possible via un Congrès ou référendum) sont devant nous".

Mais il a voulu croire que "si un réforme est discutée et adoptée avant l'été (...) les uns et les autres pourront s'y retrouver, y compris sur le renforcement du Parlement", "plus efficace" avec le changement de "procédures à bout de souffle" et doté de "plus de moyens" pour évaluer et contrôler.

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