Contrat russe: Vincent Crase, proche de Benalla, brièvement placé en garde à vue
L'ancien gendarme Vincent Crase, proche d'Alexandre Benalla, a été brièvement placé en garde à vue mardi dans l'enquête pour ...

Contrat russe: Vincent Crase, proche de Benalla, brièvement placé en garde à vue

L'ancien gendarme Vincent Crase, proche d'Alexandre Benalla, a été brièvement placé en garde à vue mardi dans l'enquête pour ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien gendarme Vincent Crase, proche d'Alexandre Benalla, a été brièvement placé en garde à vue mardi dans l'enquête pour "corruption" ouverte pour un contrat de sécurité signé entre sa société et un oligarque russe, a-t-on appris de sources concordantes.

L'ancien membre de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a été interpellé mardi matin à son domicile de Louviers (Eure) puis placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Rouen, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information de Paris Normandie.

Selon une source proche de l'enquête, il a été interrogé par des enquêteurs parisiens de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), dans le cadre d'une enquête du Parquet national financier (PNF) sur les activités de l'oligarque russe Iskander Makhmoudov.

D'après cette source, la garde à vue a été levée mardi en fin d'après-midi. Joint par l'AFP, l'avocat de Vincent Crase, Me Christian Saint-Palais, l'a confirmé sans préciser quelles suites avaient été données à la procédure.

Iskander Makhmoudov, milliardaire à la tête d'un empire industriel en Russie, et par ailleurs détenteur de plusieurs propriétés en France, est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d'une puissante organisation criminelle.

L'enquête du PNF porte notamment sur un contrat de sécurité passé entre la société Mars de Vincent Crase et M. Makhmoudov. Selon Mediapart, ce contrat aurait été "négocié" par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla quand il était à l'Elysée.

Lors d'un entretien à Paris Normandie en avril 2019, Vincent Crase, ancien officier réserviste de la gendarmerie, avait écarté toute irrégularité dans ce contrat, au coeur d'un des volets de la tentaculaire affaire Benalla.

C'était "un contrat tout à fait clair, signé par avocats, et non un faux contrat comme j'ai pu le lire parfois", avait raconté l'ex-employé de LREM, assurant n'avoir "jamais rencontré" l'oligarque russe.

Le contrat "prévoyait d'assurer la sécurité et l'accompagnement des enfants de ce monsieur, scolarisés à Monaco, ainsi que la sécurité et l'accompagnement de M. Makhmoudov lorsqu'il viendrait en France. Chose qu'il n'a jamais faite durant les trois mois de ce contrat", avait-il ajouté.

Mediapart avait révélé en décembre 2018 l'existence de ce contrat, sous-traité à une autre entreprise de sécurité, la société Velours, pour laquelle Alexandre Benalla a travaillé entre octobre 2014 et novembre 2015.

Selon le site, M. Makhmoudov aurait payé 294.000 euros pour ce contrat, dont un peu plus de la moitié - 172.200 euros-- a été reversé sur des comptes de Velours.

Devant la commission d'enquête sénatoriale sur les violences commises par M. Benalla le 1er mai 2018, ce dernier a assuré n'avoir pas pris part à la négociation de ce contrat.

Vincent Crase, qui se trouvait aux côtés d'Alexandre Benalla lors la manifestation du 1er mai durant laquelle l'ancien chargé de mission à l'Elysée avait été filmé en train de frapper un jeune homme, a lui aussi été mis en examen dans ce volet de l'affaire. Il a été licencié de LRM en juillet 2018.

Partager cet article

Dans la même thématique

Contrat russe: Vincent Crase, proche de Benalla, brièvement placé en garde à vue
2min

Politique

Municipales 2026 : « On ne peut pas critiquer la vie politique si on n’y participe pas », estime Albane Gély, primo-votante

Les élections municipales qui auront lieues le 15 et 22 mars prochains seront pour certains la première occasion de voter. Invitée dans l’émission Dialogue Citoyen, Albane, étudiante en droit et philosophie, témoigne de l’importance pour elle de voter, une exception chez les 18-25 ans qui n’étaient que 30% à s’être déplacés lors des dernières élections municipales. Une élection organisée juste avant la période de confinement.

Le

Contrat russe: Vincent Crase, proche de Benalla, brièvement placé en garde à vue
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le