Contrats aidés: les employeurs seront « sélectionnés », indique Pénicaud
Les contrats aidés, dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, vont être transformés pour devenir des ...

Contrats aidés: les employeurs seront « sélectionnés », indique Pénicaud

Les contrats aidés, dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, vont être transformés pour devenir des ...
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Les contrats aidés, dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, vont être transformés pour devenir des "parcours emploi compétence", avec des employeurs "sélectionnés", annonce la ministre du Travail Muriel Pénicaud dans une interview au Parisien mardi.

Ce nouveau dispositif, dont le gouvernement avait déjà évoqué la création, devait être détaillé mardi à l'occasion de la remise à la ministre du rapport de Jean-Marc Borello sur les politiques de ces contrats gérés et subventionnés par l'Etat, destinés à favoriser l'insertion professionnelles des personnes les plus éloignées de l'emploi.

"J'annoncerai plusieurs orientations dont la transformation des contrats aidés afin qu'ils soient plus efficaces. Premier grand changement : on va sélectionner les employeurs (associations et collectivités locales)", indique Muriel Pénicaud dans Le Parisien.

"Pour bénéficier de ce dispositif unique baptisé +Parcours emploi compétence+", les employeurs "devront mettre en oeuvre tout ce qui permet aux personnes de s'insérer durablement, à savoir un triptyque : emploi, formation et accompagnement personnalisé", poursuit la ministre qui veut que "l'on sorte des politiques publiques qui se contentent de mettre les gens dans des cases". "Ma conviction est que nul n'est inemployable", dit-elle.

Avec ce nouveau dispositif, "nous aurons des résultats", affirme Mme Pénicaud. "Pas question de jouer la politique du chiffre, ni d’afficher des résultats statistiques qui ne recouvriraient aucune réalité", ajoute-t-elle.

L'auteur du rapport, Jean-Marc Borello, en est aussi convaincu : "on peut insérer tout le monde", mais "cela demande plus d'engagement", explique-t-il dans le quotidien, citant les "plus de 400 personnes" rencontrées au cours de sa mission. "Tous font le même constat: cela dépend davantage de la capacité des employeurs que de celle des personnes aidées", souligne-t-il.

"Insérer durablement les gens, c'est un métier", insiste-t-il, en pointant le "manque d'accompagnement et surtout de formation" des personnes en contrats aidés: "36% seulement" d'entre elles "en avaient une, en moyenne de trois heures par mois". M. Borello juge aussi négatif le fait qu'on ait "voulu appliquer la même chose partout" sans tenir compte des réalités locales.

Aujourd'hui, plusieurs types de contrats aidés cohabitent: les CUI-CAE dans le secteur non marchand, les CUI-CIE dans le secteur marchand et les emplois d'avenir, qui existent dans les deux secteurs. Les 200.000 contrats aidés prescrits pour 2018, après 310.000 en 2017 et 459.000 en 2016, le sont tous dans le secteur non marchand.

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