Contre la politique de Macron, la France insoumise prépare sa « riposte »
Manifestation « pot-au-feu » pour faire « la fête à Macron » ce samedi à Paris, suivie de « marées populaires » partout en France le 26 mai : le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut « donner les moyens à toute la société d’exprimer une riposte » contre la politique menée par Emmanuel Macron.

Contre la politique de Macron, la France insoumise prépare sa « riposte »

Manifestation « pot-au-feu » pour faire « la fête à Macron » ce samedi à Paris, suivie de « marées populaires » partout en France le 26 mai : le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut « donner les moyens à toute la société d’exprimer une riposte » contre la politique menée par Emmanuel Macron.
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À la veille de la « manif pot-au-feu », aussi appelée « fête à Macron », lancée par le député France insoumise François Ruffin et l'économiste Frédéric Lordon, deux figures de Nuit debout, la France insoumise espère une forte mobilisation contre le « projet de société » d’Emmanuel Macron. « On va être très nombreux », a déclaré le président du groupe parlementaire du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, lors d’une conférence de presse ce vendredi.

Selon Manuel Bompard, numéro deux et responsable des campagnes nationales de la France insoumise, plus de 100 cars ont été affrétés partout en France pour l’événement et un million de tracts ont été distribués.

Quatre jours après les incidents et les dégradations observées pendant le 1er mai dans la capitale, la manifestation est placée sous haute surveillance. 2.000 CRS et gendarmes mobiles seront mobilisés pour assurer le maintien de l’ordre tout au long du parcours, entre la place de l’Opéra et la place de la Bastille. « Nous n’organiserons ni armée privée, ni milice privée, c’est à l’État de garantir la liberté de manifester », a prévenu Jean-Luc Mélenchon, qui attend du gouvernement « dignité » et « rigueur ».

Mélenchon appelle Darmanin à réagir de façon « un peu plus raisonnable »

Après Emmanuel Macron dans le Pacifique, jeudi, qui avait accusé certains responsables politiques de « tenir un discours d’agitation », c’est le ministre de l’Action et des comptes publics Gérald Darmanin qui, ce matin sur notre antenne, a reproché au leader de la France insoumise de « reprendre des méthodes d’extrême-droite ». « Je l’ai connu plus délicat », a répliqué le député. Et d’ajouter : « On sait bien qu’il faut trouver des idées, mais pourquoi pas une autre M. Darmanin, quelque chose d’un peu plus raisonnable, qui permette de répondre comme des gens civilisés. »

"Méthodes d'extrême droite" : Mélenchon répond à Darmanin
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Jean-Luc Mélenchon constate, depuis les débordements du 1er mai, un « déchaînement de la République en marche contre la France insoumise », et dénonce que son mouvement soit « assimilé de manière invraisemblable » aux casseurs. « Pour trouver en nous des traces de violence, il  a fallu extraire un mot ici, une affichette là, une bataille de poireaux et de feuilles de persil », a-t-il ajouté, en référence au mot d’ordre de la « manif pot-au-feu ».

« Débordement général » et « décloisonnement »

Dans un climat social marqué par la grève des cheminots, Jean-Luc Mélenchon appelle à une « riposte de même niveau » que les réformes d’Emmanuel Macron, qu’il a qualifié d’ « agrégateur » et de « porte-parole politique » de la droite. Plaidant pour des initiatives conduisant à un « débordement général », le député des Bouches-du-Rhône est d’avis que les différentes composantes de l’opposition ne doivent pas reproduire les mêmes erreurs qu’au moment de la contestation contre les ordonnances.

S’il estime que ce n’est pas son rôle de lutter contre la division syndicale,  Jean-Luc Mélenchon veut en revanche « travailler au décloisonnement » des mouvements politiques, associations et syndicats. Il envisage un « cadre commun » dans lequel ces différents acteurs pourraient se retrouver, un cadre dans lequel les syndicats doivent « jouer le premier rôle » pour que « cela fonctionne », selon lui.

Hier, plusieurs organisations réunies autour de cet objectif ont arrêté la date du 26 pour la tenue d’une « marée populaire » en France.  En font partie : la CGT, Union Solidaires, le Snesup FSU, le Syndicat de la magistrature, Attac, la Fondation Copernic, Femmes Égalité, Convergence pour les services publics, le groupe parlementaire de La France Insoumise, Ensemble, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de Gauche, Reso, et le « Collectif Fête à Macron ».

S’il indique que « les choses sont bien avancées », le chef de la France insoumise ignore encore si cette mobilisation sera nationale ou départementale, sur le modèle de la manifestation marseillaise « Stop à Macron » du 14 avril dernier.

Ces « marées populaires » vont permettre, selon lui « aux gens qui ne sont pas cheminots ou qui ne sont pas salariés […] de ne pas se contenter de faire grève par procuration », a-t-il expliqué.

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