Contrôle des chômeurs: Marine Le Pen dénonce une « injustice »
Marine Le Pen a dénoncé vendredi une "injustice" dans le décret paru le 30 décembre qui durcit les sanctions contre les chômeurs...

Contrôle des chômeurs: Marine Le Pen dénonce une « injustice »

Marine Le Pen a dénoncé vendredi une "injustice" dans le décret paru le 30 décembre qui durcit les sanctions contre les chômeurs...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen a dénoncé vendredi une "injustice" dans le décret paru le 30 décembre qui durcit les sanctions contre les chômeurs manquant à leurs obligations.

"C’est l’inadaptation et l’injustice des sanctions", a estimé dans un communiqué la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN).

"En effet, si la fraude et les abus existent, et s’il peut perdurer une forme d'assistanat qui ne doit pas être encouragée, il est hallucinant de précariser et culpabiliser plus encore des citoyens qui peinent à trouver un travail", affirme la députée du Pas-de-Calais.

"Avant de combattre les chômeurs, Emmanuel Macron devrait combattre le chômage", ajoute Marine Le Pen.

La finaliste de la présidentielle en 2017 s'interroge également sur "la lâcheté d’une telle démarche, entreprise alors même que les fêtes de fin d’année battaient leur plein".

Certaines sanctions prévues à l'encontre des chômeurs en cas de manquement à leurs obligations sont plus dures que ce qu'avait initialement annoncé le gouvernement, d'après ce décret paru au Journal officiel, qui a fait bondir les syndicats.

Le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous avec un conseiller, par exemple, devait être sanctionné de 15 jours de radiation des listes au lieu des deux mois actuellement. Finalement, ce sera un mois de radiation selon le texte du décret, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au "troisième manquement" constaté.

Par ailleurs, s'agissant de l'insuffisance de la recherche d'emploi (refus à deux reprises de deux offres "raisonnables" d'emploi par exemple), le gouvernement avait évoqué des sanctions graduelles. Mais d'après le décret, l'allocation chômage est "supprimée" dès le premier manquement et non "suspendue".

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le