« Convoi de la liberté » : Claude Malhuret dénonce un mouvement « ridicule » de complotistes
Pour le sénateur Claude Malhuret, le mouvement « convoi de la liberté », qui pourrait bloquer Paris à partir de vendredi soir, est issu d’une convergence des derniers opposants au passe vaccinal et de quelques irréductibles Gilets Jaunes. En cette période électorale, il invite les protestants à exprimer d’abord leur avis à travers les urnes.

« Convoi de la liberté » : Claude Malhuret dénonce un mouvement « ridicule » de complotistes

Pour le sénateur Claude Malhuret, le mouvement « convoi de la liberté », qui pourrait bloquer Paris à partir de vendredi soir, est issu d’une convergence des derniers opposants au passe vaccinal et de quelques irréductibles Gilets Jaunes. En cette période électorale, il invite les protestants à exprimer d’abord leur avis à travers les urnes.
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Le « convoi de la liberté », réunissant quelques milliers d’opposants au passe vaccinal, s’est mis en branle pour rallier vendredi soir Paris, malgré l’interdiction de la préfecture. Ses participants entendent rejoindre samedi les cortèges hebdomadaires de protestation contre les mesures de restriction mises en place pour lutter contre l’épidémie de covid-19. « On est dans une queue de comète qui devient ridicule », soupire au micro de « Bonjour chez Vous », la matinale du Public Sénat, le sénateur Claude Malhuret, qui voit dans ce mouvement hétéroclite l’un des derniers soubresauts du mouvement antivax - « un mouvement ridicule de complotistes, de gens qui voulaient protester contre tout, contre le gouvernement » -, et du mouvement des Gilets Jaunes. « Une partie des gens sont les mêmes, d’autres non », constate celui qui est également le président du groupe les Indépendants à la Chambre Haute.

Claude Malhuret refuse de parler de « chienlit », terme utilisé par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur LCI, mais déplore le blocage annoncé de la capitale. « Le périf bloqué par les camions, le centre de Paris bloqué par les manifestants… moi, j’en ai marre », lâche l’ancien maire de Vichy.

En pleine campagne présidentielle

Cet élu se dit particulièrement perplexe face aux revendications des manifestants. « En France, la crise sanitaire a plutôt été bien gérée. La crise économique et sociale a été gérée jusqu’à maintenant - tout le monde le reconnaît -, de manière extrêmement bonne. Bien sûr il y a un problème de pouvoir d’achat », observe-t-il.

Il s’interroge également sur le calendrier choisi par les participants. « En général, les périodes d’élections sont un moment qui n’est pas propice à la protestation sociale, car il existe un autre moyen d‘exprimer son avis », relève Claude Malhuret. « Les mouvements de protestation se font lorsque c’est le seul moyen que vous avez d’exprimer votre colère, or dans deux mois les Français auront un moyen extrêmement simple d’exprimer leur volonté : voter ! », conclut-il.

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