Convoquée à l’Assemblée, Ségolène Royal se dit « pas dupe des arrières-pensées politiciennes »
Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d...

Convoquée à l’Assemblée, Ségolène Royal se dit « pas dupe des arrières-pensées politiciennes »

Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d...
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Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d'utilisation de ses moyens d'ambassadrice des pôles à d'autres fins, en dénonçant "l'opération de communication" de deux députés qui demandent son audition à l'Assemblée nationale.

"Je ne suis pas dupe des arrières-pensées politiciennes mais puisque des députés s'intéressent enfin à ce sujet des pôles si important pour le climat (...) je suis toute disposée à venir pour une audition devant la réunion conjointe des Affaires étrangères et celle du développement durable car les deux sont concernées", a affirmé la candidate socialiste à la présidentielle 2007.

Deux députés, Christophe Naegelen (UDI), coresponsable de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la problématique des pôles, et son collègue macroniste Éric Girardin avaient indiqué mardi qu'ils allaient transmettre dans les jours à venir une convocation à l'ex-ministre de l'Environnement.

Les deux élus veulent entendre ses explications sur "son absence à l'ensemble des réunions officielles au Conseil de l'Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination" il y a deux ans et "ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale".

En novembre, l'hebdomadaire Le Point et franceinfo, avaient publié des enquêtes pointant le comportement de Mme Royal, la chaîne d'info l'accusant de se servir de sa fonction - pour laquelle elle n'est pas rémunérée - et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles.

"A ce stade, je n'ai reçu aucune +convocation+ puisqu'il faut une décision du bureau de la commission concernée pour les auditions. Et, à mon avis, le jour de Noël, la commission n'est pas réunie... C'est donc juste une opération de communication?, s'interroge Mme Royal, très offensive dernièrement pour critiquer Emmanuel Macron et le gouvernement, notamment sur la réforme des retraites.

"Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire parce que toute parole de vérité qui dénonce les graves désordres sociaux dont la France souffre les dérange, estime-t-elle à cet égard. Je fais juste mon devoir car mon engagement a toujours été d'œuvrer pour soulager les souffrances sociales. Et je continuerai chaque fois que nécessaire. Ils devront s'y habituer."

"Quant au reproche concernant le conseil de l'Arctique, qui n'est qu'une des réunions parmi d'autres, je n'y vais pas par décision conjointe avec l'ambassadeur sur place, car la France n'en n'est pas membre et n'a pas la parole. Économisons donc les frais inutiles", affirme également l'ancienne ministre.

Aux reproches qui lui sont faits d'utiliser les moyens de sa mission (non rémunérée) à des fins personnels, Mme Royal fait observer qu'il est "impossible d'utiliser une ligne budgétaire ministérielle" à sa guise. "Il y a un contrôleur financier!", argumente-t-elle.

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