Convoquée à l’Assemblée, Ségolène Royal se dit « pas dupe des arrières-pensées politiciennes »
Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d...

Convoquée à l’Assemblée, Ségolène Royal se dit « pas dupe des arrières-pensées politiciennes »

Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Ségolène Royal a affirmé jeudi à l'AFP qu'elle n'était "pas dupe des arrières-pensées politiciennes" de ceux qui l'accusent d'utilisation de ses moyens d'ambassadrice des pôles à d'autres fins, en dénonçant "l'opération de communication" de deux députés qui demandent son audition à l'Assemblée nationale.

"Je ne suis pas dupe des arrières-pensées politiciennes mais puisque des députés s'intéressent enfin à ce sujet des pôles si important pour le climat (...) je suis toute disposée à venir pour une audition devant la réunion conjointe des Affaires étrangères et celle du développement durable car les deux sont concernées", a affirmé la candidate socialiste à la présidentielle 2007.

Deux députés, Christophe Naegelen (UDI), coresponsable de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la problématique des pôles, et son collègue macroniste Éric Girardin avaient indiqué mardi qu'ils allaient transmettre dans les jours à venir une convocation à l'ex-ministre de l'Environnement.

Les deux élus veulent entendre ses explications sur "son absence à l'ensemble des réunions officielles au Conseil de l'Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination" il y a deux ans et "ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale".

En novembre, l'hebdomadaire Le Point et franceinfo, avaient publié des enquêtes pointant le comportement de Mme Royal, la chaîne d'info l'accusant de se servir de sa fonction - pour laquelle elle n'est pas rémunérée - et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles.

"A ce stade, je n'ai reçu aucune +convocation+ puisqu'il faut une décision du bureau de la commission concernée pour les auditions. Et, à mon avis, le jour de Noël, la commission n'est pas réunie... C'est donc juste une opération de communication?, s'interroge Mme Royal, très offensive dernièrement pour critiquer Emmanuel Macron et le gouvernement, notamment sur la réforme des retraites.

"Ils ne savent plus quoi inventer pour me faire taire parce que toute parole de vérité qui dénonce les graves désordres sociaux dont la France souffre les dérange, estime-t-elle à cet égard. Je fais juste mon devoir car mon engagement a toujours été d'œuvrer pour soulager les souffrances sociales. Et je continuerai chaque fois que nécessaire. Ils devront s'y habituer."

"Quant au reproche concernant le conseil de l'Arctique, qui n'est qu'une des réunions parmi d'autres, je n'y vais pas par décision conjointe avec l'ambassadeur sur place, car la France n'en n'est pas membre et n'a pas la parole. Économisons donc les frais inutiles", affirme également l'ancienne ministre.

Aux reproches qui lui sont faits d'utiliser les moyens de sa mission (non rémunérée) à des fins personnels, Mme Royal fait observer qu'il est "impossible d'utiliser une ligne budgétaire ministérielle" à sa guise. "Il y a un contrôleur financier!", argumente-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Convoquée à l’Assemblée, Ségolène Royal se dit « pas dupe des arrières-pensées politiciennes »
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le