La polémique sur l'immigration à gauche continue: le député France insoumise Alexis Corbière a jugé "risible" dimanche la "rage" dont fait preuve selon lui Ian Brossat, chef de file PCF aux élections européennes.
Alexis Corbière a réagi sur Twitter à un portrait du JDD de Ian Brossat: "Portrait révélateur, où aveuglé d'une rage contre nous, (Ian Brossat) ne dit rien contre Macron, rien sur l'UE sous pression de Merkel, rien contre la droite ni le FN, silence sur le PS, etc. Mais TOUT contre la FI. C'est risible tellement c'est caricatural".
Dans cet article, Ian Brossat se dit notamment "affligé de voir certains, à gauche, flancher sur cette question (de l'immigration). Si la gauche ne dit rien, les fascistes européens auront le terrain libre."
Il s'était déjà indigné, dans un tweet cette semaine: "En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. Heureusement pour lui, il est tombé sur des gens qui lui ont ouvert la porte, et non sur des doctes qui auraient disserté sur les sept plaies d'Égypte avant de lui tendre la main."
L'adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, tête de liste communiste aux élections européennes, le 26 août 2018 à Angers
AFP/Archives
Ian Brossat répondait alors à un premier tweet d'Adrien Quatennens: "Les grandes causes des mouvements de population sont connues: les conflits et guerres, les accords commerciaux inégaux et le changement climatique. (...) Nous pouvons agir sur ces causes."
S'estimant "insultés" par Ian Brossat, les députés insoumis avaient décidé de ne pas se rendre au discours devant des personnalités de gauche, samedi à la Fête de l'Humanité, du secrétaire national du PCF Pierre Laurent.
Ces vifs échanges s'inscrivent dans le sillage des critiques dont LFI fait l'objet à gauche depuis le discours à Marseille de Jean-Luc Mélenchon fin août, quand celui-ci avait lié immigration et pression sur les salaires.
Les Insoumis se défendent en faisant valoir leur contre-projet à la loi asile et immigration du gouvernement, où figure notamment un chapitre sur "l'accueil digne des personnes migrantes", notamment grâce à une meilleure "coordination nationale". L'"amélioration de l'obtention des titres d'entrée et de séjour" y est également prônée.
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