Coronavirus et données personnelles: pas d’initiative gouvernementale, confirme Ndiaye
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé mercredi que le gouvernement n'avait lancé aucune "initiative" à base de...

Coronavirus et données personnelles: pas d’initiative gouvernementale, confirme Ndiaye

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé mercredi que le gouvernement n'avait lancé aucune "initiative" à base de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a confirmé mercredi que le gouvernement n'avait lancé aucune "initiative" à base de données personnelles contre l'épidémie de coronavirus et en était au stade d'une "recherche d'informations" au niveau international.

Le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O avait indiqué à l'AFP mardi soir que le gouvernement n'avait pour l'instant aucun projet d'applications à base de données personnelles pour lutter contre la pandémie.

"Nous n'avons aujourd'hui aucune initiative gouvernementale plus avancée que ce que je vous dis: cette recherche d'informations à l'échelle internationale", a déclaré la représentante du gouvernement à la sortie du Conseil des ministres.

"Entre ce qui a été mis en place dans des pays asiatiques, à Singapour, en Corée du Sud" et "ce qui est en cours de réflexion manifestement dans un certain nombre de pays européens, il s'agit de comprendre très précisément de quoi on nous parle, et également de vérifier l'intérêt sanitaire que ça peut avoir, compte tenu de l'ensemble de la stratégie que nous mettons en œuvre", en particulier celle visant "à organiser la fin du confinement", a développé Mme Ndiaye.

Dans plusieurs pays, des applications numériques reposant sur les données des smartphones ont été utilisées dans la lutte contre la pandémie, au risque parfois d'être particulièrement intrusives.

En Chine, des applications utilisant notamment les données de géolocalisation permettent ainsi aux Chinois d'attester du niveau de leur risque supposé auprès des autorités.

En France, l'Elysée a mis en place mardi Care, un nouveau comité de chercheurs et médecins, pour conseiller le gouvernement dans la lutte contre le virus. Un de ses axes de réflexion porte sur "l'opportunité de la mise en place d'une stratégie numérique d'identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées", en utilisant les technologies numériques.

Sibeth Ndiaye a en outre jugé "légitime, s'agissant de questions de cette nature, qu'il y ait un débat public, politique", parce que "ce sont évidemment des éléments, dès lors qu'on touche à la protection des données personnelles, auxquels ce gouvernement est particulièrement attaché".

Partager cet article

Dans la même thématique

Coronavirus et données personnelles: pas d’initiative gouvernementale, confirme Ndiaye
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le