Coronavirus : « Là, il s’agit de parer au plus pressé » réagit Stéphane Troussel (PS) après les annonces d’Emmanuel Macron
Le Président de la République s’est exprimé ce jeudi soir pour annoncer des mesures d’urgence pour lutter contre la pandémie du Covid-19. Établissements scolaires fermés jusqu’à nouvel ordre, municipales maintenues, chômage technique… tous les domaines sont touchés.

Coronavirus : « Là, il s’agit de parer au plus pressé » réagit Stéphane Troussel (PS) après les annonces d’Emmanuel Macron

Le Président de la République s’est exprimé ce jeudi soir pour annoncer des mesures d’urgence pour lutter contre la pandémie du Covid-19. Établissements scolaires fermés jusqu’à nouvel ordre, municipales maintenues, chômage technique… tous les domaines sont touchés.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Désormais qualifiée de « pandémie » par l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie continue de se transmettre en France et en Europe. Alors que l’Italie est dans une situation de confinement jamais vue, le président français Emmanuel Macron a lui aussi décidé de prendre des mesures drastiques pour limiter la contagion.

Après avoir consulté les experts de santé toute la journée de jeudi, il a annoncé hier soir la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de tous les établissements scolaires, de la crèche à l’université. Les élèves pourront continuer à suivre un enseignement, mais à distance. Ce qui pose des problèmes techniques : comment assurer « dès lundi » un suivi pour tous ?

Pour Stéphane Troussel, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, « là, il s'agit de parer au plus pressé, pour limiter les effets de la pandémie. » Il évoque des « espaces numériques de travail » pour la transmission de devoirs et de leçons, mais reconnaît une situation loin d’être idéale. « J’espère que ça ne durera pas trop longtemps » réagit-il, mettant l’accent sur les « conséquences immédiates dès lundi matin ». Même constat pour les crèches : « Il va falloir dans les prochaines heures informer les familles concernées. »

Hôpitaux, chômage, municipales

Outre les établissements scolaires, le Président de la République a également mis l’accent sur les services hospitaliers, en première ligne de la crise du coronavirus. « Comme tout le monde, j'ai bien souligné l'importance qu'il dit vouloir accorder au service public » déclare Stéphane Troussel, qui dénonce « des réflexes comptables, depuis trop longtemps ». L’élu socialiste appelle notamment au déblocage de moyens financiers et matériels pour les services hospitaliers.

Concernant le volet « travail », alors que des milliers de personnes risquent de se retrouver au chômage technique, Stéphane Troussel reste ferme. Notamment sur l’assurance chômage : « La question pour Muriel Pénicaud ce n’est pas d’aménager’. Il y a une mesure simple à prendre : ne pas appliquer au 1er avril les nouvelles règles » estime-t-il.

Quant aux municipales, Emmanuel Macron n’a finalement pas annulé le scrutin qui doit se tenir dimanche. « C’est nécessaire pour notre vie démocratique que ces élections aient lieu » estime Stéphane Troussel. « Le bureau de vote n'est pas l'espace dans lequel nous sommes confinés sur une période longue.»

Partager cet article

Dans la même thématique

Coronavirus : « Là, il s’agit de parer au plus pressé » réagit Stéphane Troussel (PS) après les annonces d’Emmanuel Macron
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Coronavirus : « Là, il s’agit de parer au plus pressé » réagit Stéphane Troussel (PS) après les annonces d’Emmanuel Macron
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le