Corse : « Il faut définir ce que chacun entend par autonomie », souligne Jacqueline Gourault
La ministre chargée du dossier Corse était l’invitée de Territoires d’Infos, ce mardi. Esquissant les contours des futurs accords consécutifs à la victoire des nationalistes aux élections territoriales, Jacqueline Gourault reste prudente. Les dirigeants corses, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni sont reçus par le président du Sénat aujourd’hui.  

Corse : « Il faut définir ce que chacun entend par autonomie », souligne Jacqueline Gourault

La ministre chargée du dossier Corse était l’invitée de Territoires d’Infos, ce mardi. Esquissant les contours des futurs accords consécutifs à la victoire des nationalistes aux élections territoriales, Jacqueline Gourault reste prudente. Les dirigeants corses, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni sont reçus par le président du Sénat aujourd’hui.  
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Par Héléna Berkaoui

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« Il faut définir que ce chacun entend par autonomie », prévient la ministre en charge du dossier Corse. Invitée de Territoires d’Infos ce mardi, Jacqueline Gourault a précisé les contours des négociations avec les dirigeants nationalistes corses. Fort de leur victoire aux élections territoriales et à quelques mois de la révision constitutionnelle, les nationalistes veulent faire entendre leurs revendications. Cette semaine les dirigeants nationalistes corses, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, enchaînent les rencontres. Ils étaient avec le Premier ministre lundi et s’entretiendront avec le président du Sénat et de l’Assemblée nationale mardi et mercredi. La rencontre la plus attendue reste celle prévue avec le président de la République. Le 6 février prochain, Emmanuel Macron se rendra en Corse pour la commémoration de l’assassinat du préfet Érignac.   

Jacqueline Gourault, surnommée Madame Corse, se veut confiante. Selon elle, les discussions avec l’exécutif corse sont apaisées.  « On a parlé de révision de la Constitution et notamment de l’article 72 qui va permettre le droit à la différenciation, il est possible qu’à travers ce nouveau droit et cette réforme constitutionnelle il y ait beaucoup d’avancées qui puissent se faire à travers cette modification », indique la ministre. La révision constitutionnelle prévue dans les mois à venir, sera un élément déterminant des négociations.

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Jacqueline Gourault précise par ailleurs que cette même Constitution contrevient à certaines revendications. « Il est écrit dans la Constitution que le français est la langue de la République mais (…) nous sommes tout à fait prêts à répondre aux inquiétudes qui ont été exprimées », explique la ministre. Si les négociations restent ouvertes, quelques points sont d’ores et déjà tranchés. C’est aussi le cas des détenus corses incarcérés en métropole. « La garde des Sceaux a dit qu’elle étudierait au cas par cas la situation de ces détenus qui sont sur le continent. » Une position visiblement inflexible.

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En ce qui concerne les autres sujets propres à ces négociations, la ministre ne s’est pas avancée. « Je ne peux pas vous donner le résultat aujourd’hui d’une discussion qui n’a pas encore commencé », se justifie-t-elle. De même pour la question de l’inscription de la spécificité corse dans la Constitution. « Peut-être que sous le mot autonomie on parle de la même chose, ce qu’il faut c’est définir ce que chacun entend par autonomie », déclare-t-elle. De façon lapidaire, Jacqueline Gourault indique que « la porte n’est pas fermée » pour ce qui concerne l’inscription de la spécificité corse dans la Constitution.  

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