Corse : « Il faut rappeler que nous sommes dans une République » estime Jacqueline Gourault
Invitée de Territoires d’Infos ce vendredi, la ministre chargée du dossier Corse développe la méthode qu’elle compte appliquer pour engager le dialogue. Les dernières élections régionales ont été remportées par les nationalistes, un signal qui laisse craindre de nouvelles velléités indépendantistes.

Corse : « Il faut rappeler que nous sommes dans une République » estime Jacqueline Gourault

Invitée de Territoires d’Infos ce vendredi, la ministre chargée du dossier Corse développe la méthode qu’elle compte appliquer pour engager le dialogue. Les dernières élections régionales ont été remportées par les nationalistes, un signal qui laisse craindre de nouvelles velléités indépendantistes.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Bien sûr, la Corse à sa spécificité, son identité, ses caractéristiques » mais « il faut rappeler que nous sommes dans une République » affirme Jacqueline Gourault. Invitée de Territoires d’infos ce vendredi, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur qui a été chargée du dossier Corse dévoile sa méthode.

« Madame Royal est très gentille mais elle a été très longtemps au gouvernement, je ne sais pas pourquoi elle n’a pas posé ce sujet qui a l’air de lui tenir à cœur tout particulièrement » tacle la ministre.

« Les Corses eux-mêmes réclamaient d’avoir un interlocuteur privilégié, une porte d’entrée pour pouvoir discuter avec le gouvernement, c’est moi ! » affirme Jacqueline Gourault. La « Madame Corse » du gouvernement apparaît relativement confiante pour ce qui concerne l’application des réformes territoriales. « Nous venons d’assister à l’élection de ceux qui vont gérer la nouvelle collectivité de Corse, collectivité unique avec la fusion des départements et de la région » précise la ministre.  

En ce qui concerne la reconnaissance de la langue Corse, la question est déjà tranchée. Elle ne sera pas officielle. « Il y a déjà, de fait, une reconnaissance de la langue Corse » ajoute la ministre qui souligne que les enfants qui souhaitent apprendre cette langue peuvent le faire. Concernant, la déclaration de Ségolène Royal, sur LCP, qui déclarait que « la revendication sur la langue corse est parfaitement légitime. » Une prise de position qui fait doucement sourire Jacqueline Gourault. « Madame Royal est très gentille mais elle a été très longtemps au gouvernement, je ne sais pas pourquoi elle n’a pas posé ce sujet qui a l’air de lui tenir à cœur tout particulièrement » tacle la ministre.

Corse : « La situation de création d'une nouvelle collectivité est très importante » prévient Jacqueline Gourault
01:31

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

Corse : « Il faut rappeler que nous sommes dans une République » estime Jacqueline Gourault
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le