Corse: le « mécano institutionnel » ne réglera pas tout, selon Griveaux
Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le...

Corse: le « mécano institutionnel » ne réglera pas tout, selon Griveaux

Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, soulignant que la fonction du patron d'une collectivité, c'est de s'occuper du quotidien des habitants.

"Il y a une fermeté (Le voyage d'Emmanuel Macron en Corse) a permis de marquer le retour de l'Etat et c'est au fond je crois ce que demandent beaucoup de maires qui sont élus en Corse (... ) parce que la Corse est pleinement dans la République et elle doit pouvoir bénéficier, au même titre que d'autres territoires de la République, de la puissance publique", a déclaré M. Griveaux sur Radio Classique.

Interrogé sur les "points de dialogue" possibles entre gouvernement et exécutif corse, il a évoqué "les questions qui font le quotidien des habitants de la Corse".

"La fonction d'un patron d'une collectivité territoriale en France, c'est de s'occuper des transports, de la gestion des déchets, de l'accès aux soins, du développement économique, de l'emploi", a-t-il énuméré.

Mais concernant "l'identité", "vous avez changé quatre fois le statut avec des changements institutionnels depuis 1982 et on a aujourd'hui une île où il y a un problème de chômage important, où vous avez deux fois moins de maisons de retraite publiques que sur le continent, etc etc", a-t-il souligné.

Donc "c'est d'abord ces priorités-là du quotidien pour les Corses qu'il faut régler. La question institutionnelle ne règlera pas tout. Ceux qui pensent que le mécano institutionnel suffit à sortir la Corse de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd'hui se trompent".

"Ca ne veut pas dire que, on ne sait jamais, le président a évoqué l'inscription de la Corse dans la Constitution, mais en revanche il a été très ferme sur la question de la langue, sur la question du statut de résident", a rappelé Benjamin Griveaux.

"On va discuter" avec l'exécutif corse, qui sera encore reçu à Beauvau ce mardi, "on a jusqu'au printemps", a-t-il conclu.

M. Griveaux a par ailleurs dit ne pas savoir qui est l'auteur du message injurieux envers Dominique Erignac, la veuve du préfet assassiné, publié sur un compte Facebook attribué à l'ex-chef du FLNC Charles Pieri, entendu par la police. Il a dit ne pas vouloir "faire la publicité" de ce message "tellement il est même pas irrespectueux mais invraisemblable de tenir des propos de cette nature à l'égard d'une femme qui a perdu son mari assassiné de trois balles dans le dos sur un trottoir d'Ajaccio il y a un peu plus de vingt ans".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le