Corse: le « mécano institutionnel » ne réglera pas tout, selon Griveaux
Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le...

Corse: le « mécano institutionnel » ne réglera pas tout, selon Griveaux

Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le...
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Ceux qui pensent que "le mécano institutionnel" règlera les problèmes rencontrés par la Corse "se trompent", a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, soulignant que la fonction du patron d'une collectivité, c'est de s'occuper du quotidien des habitants.

"Il y a une fermeté (Le voyage d'Emmanuel Macron en Corse) a permis de marquer le retour de l'Etat et c'est au fond je crois ce que demandent beaucoup de maires qui sont élus en Corse (... ) parce que la Corse est pleinement dans la République et elle doit pouvoir bénéficier, au même titre que d'autres territoires de la République, de la puissance publique", a déclaré M. Griveaux sur Radio Classique.

Interrogé sur les "points de dialogue" possibles entre gouvernement et exécutif corse, il a évoqué "les questions qui font le quotidien des habitants de la Corse".

"La fonction d'un patron d'une collectivité territoriale en France, c'est de s'occuper des transports, de la gestion des déchets, de l'accès aux soins, du développement économique, de l'emploi", a-t-il énuméré.

Mais concernant "l'identité", "vous avez changé quatre fois le statut avec des changements institutionnels depuis 1982 et on a aujourd'hui une île où il y a un problème de chômage important, où vous avez deux fois moins de maisons de retraite publiques que sur le continent, etc etc", a-t-il souligné.

Donc "c'est d'abord ces priorités-là du quotidien pour les Corses qu'il faut régler. La question institutionnelle ne règlera pas tout. Ceux qui pensent que le mécano institutionnel suffit à sortir la Corse de la situation dans laquelle elle se trouve aujourd'hui se trompent".

"Ca ne veut pas dire que, on ne sait jamais, le président a évoqué l'inscription de la Corse dans la Constitution, mais en revanche il a été très ferme sur la question de la langue, sur la question du statut de résident", a rappelé Benjamin Griveaux.

"On va discuter" avec l'exécutif corse, qui sera encore reçu à Beauvau ce mardi, "on a jusqu'au printemps", a-t-il conclu.

M. Griveaux a par ailleurs dit ne pas savoir qui est l'auteur du message injurieux envers Dominique Erignac, la veuve du préfet assassiné, publié sur un compte Facebook attribué à l'ex-chef du FLNC Charles Pieri, entendu par la police. Il a dit ne pas vouloir "faire la publicité" de ce message "tellement il est même pas irrespectueux mais invraisemblable de tenir des propos de cette nature à l'égard d'une femme qui a perdu son mari assassiné de trois balles dans le dos sur un trottoir d'Ajaccio il y a un peu plus de vingt ans".

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