Corse: les nationalistes « poussent toujours le bouchon un peu plus loin »

Corse: les nationalistes « poussent toujours le bouchon un peu plus loin »

La ministre Jacqueline Gourault a estimé jeudi que les nationalistes corses "poussent toujours le bouchon un peu loin",...
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La ministre Jacqueline Gourault a estimé jeudi que les nationalistes corses "poussent toujours le bouchon un peu loin", qualifiant de "faux pas" le refus des élus de participer au "déjeuner républicain", au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron en Corse.

"On a l'impression qu'ils poussent toujours le bouchon un peu plus loin", a déclaré au micro de RTL la "madame Corse" du gouvernement, estimant que la nouvelle collectivité corse avait "beaucoup de moyens" et donc une responsabilité "énorme".

Le chef de l'État a affiché sa fermeté mercredi à Bastia face aux nationalistes aux commandes en Corse, une île plus que jamais "au cœur de la République" selon Emmanuel Macron, les élus corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni qualifiant sa visite "d'occasion manquée".

"Le dialogue n'est pas rompu et nous attendons que (les élus corses) nous fassent des propositions", a ajouté la ministre, affirmant que l'État sera "là pour les accompagner".

Interrogée sur le fait de savoir si les Corses avaient été humiliés, comme le disent les nationalistes, Jacqueline Gourault a estimé ce mot "déplacé". "Je ne pense pas qu'on puisse utiliser ce mot quand un président de la République vient passer deux heures à la collectivité de Corse, dans le bureau du président de l'exécutif", a expliqué Mme Gourault.

"Je pense qu'il y a un sujet qui est que, quand on ne va pas exactement sur leurs positions (...), ils considèrent que ça n'est pas normal et qu'ils sont insatisfaits du résultat. Je pense qu'ils ont fait un faux pas en ne venant pas au déjeuner républicain", a-t-elle ajouté.

Pour motiver leur absence, les élus nationalistes avaient reproché au chef de l'État "la teneur assez violente" des propos tenus la veille à Ajaccio au cours de l'hommage rendu au préfet Claude Erignac, vingt ans jour pour jour après son assassinat.

"Nous sommes constants dans notre position, la Corse est au cœur de la République a dit le président de la République hier (mercredi), nous voulons bien qu'ils aillent vers une autonomie liée à leur spécificité", a affirmé Mme Gourault.

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