Corse: Talamoni souhaite « un hommage commun » pour les victimes du « conflit corse »
Le président indépendantiste de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a souhaité qu' un "hommage commun" soit organisé à la...

Corse: Talamoni souhaite « un hommage commun » pour les victimes du « conflit corse »

Le président indépendantiste de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a souhaité qu' un "hommage commun" soit organisé à la...
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Le président indépendantiste de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a souhaité qu' un "hommage commun" soit organisé à la mémoire de l’ensemble de ceux qui ont perdu la vie" lors du "long conflit corse" et réitéré qu'il ne participerait pas à la cérémonie d'hommage au préfet Erignac le 6 février.

"Comme responsable politique et comme homme, je ne peux me résoudre à voir éternellement chaque +camp+ rendre hommage à +ses+ morts", écrit M. Talamoni, dans une tribune intitulée "De la compassion à la réconciliation" publiée dans Corse-Matin, à la veille de sa rencontre avec le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon.

"Je pense, en ce qui me concerne, à une cérémonie religieuse qui constituerait -tout particulièrement en Corse- le moyen le plus naturel pour garantir la solennité et la profondeur de l’hommage. Mais je ne sais comment une telle idée pourrait être accueillie de l’autre côté de la mer. C’est en tout cas le vœu que je forme en ce moment-clé de notre histoire commune", ajoute-t-il.

"Rappelons que "durant les " 40 années" de conflit, l'usage de la force a existé des deux côtés, écrit encore M. Talamoni. "Il est aujourd'hui établi que certains services de l'Etat ont eu recours à des actions illégales et meurtrières", ajoute-t-il disant tenir "les éléments à disposition de quiconque en douterait".

M. Talamoni confirme qu’il ne participera pas à la commémoration des vingt ans de l’assassinat du préfet Erignac, le 6 février à Ajaccio, en présence du président de la République.

"J'écrivais il y a deux ans que ma compassion était acquise à la famille du préfet Erignac. Elle ne pouvait prendre la forme d'une participation à la cérémonie officielle qui devait lui être consacrée (...) mon sentiment demeure le même aujourd'hui", écrit-il.

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