Couac dans la majorité : « Ne faisons pas une montagne d’un incident parlementaire », démine Jacqueline Gourault
Alors que le Modem a lâché la majorité mardi soir sur le pass sanitaire, avant de finalement trouver un accord, la ministre de la Cohésion des territoires et membre du parti centriste, Jacqueline Gourault, enjoint à n’y voir qu’un « incident parlementaire.

Couac dans la majorité : « Ne faisons pas une montagne d’un incident parlementaire », démine Jacqueline Gourault

Alors que le Modem a lâché la majorité mardi soir sur le pass sanitaire, avant de finalement trouver un accord, la ministre de la Cohésion des territoires et membre du parti centriste, Jacqueline Gourault, enjoint à n’y voir qu’un « incident parlementaire.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Circulez, il n’y a rien à voir. C’est en substance ce qu’a opposé Jacqueline Gourault aux questions sur le lâchage inattendu de la majorité par le Modem mardi soir à l’Assemblée nationale sur le volet du pass sanitaire. Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la ministre de la Cohésion des territoires s’est appliquée à déminer le couac de la soirée au sein de la majorité, qui a fini par trouver un accord dans la soirée. Ses collègues du Modem ont néanmoins usé d’un coup de force politique, contraignant leurs alliés de LREM à négocier. « Nous avions donné des lignes rouges. […] Nous constatons qu’il n’y a pas eu de dialogue, pas eu d’écoute », a déclaré Philippe Latombe (Modem) dans l’hémicycle à propos du rejet par ses collègues de l’article 1er du projet de loi sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Le Modem, toujours allié de la majorité ? « Il n’y a aucun doute que le Modem est un allié de LREM. C’est une discussion parlementaire et ça s’est arrangé dans la soirée », fait valoir Jacqueline Gourault.

Les élus Modem ont parfois le sentiment de n’être pas assez pris en compte par le président de la République, sur la proportionnelle par exemple, qu’ils réclament de longue date. « Il peut y avoir des maladresses des uns ou des autres, mais ne faisons pas une montagne d’un incident parlementaire », poursuit la ministre, membre de la formation de François Bayrou. Sur le volet de la proportionnelle, elle estime que « ça n’a pas laissé de traces, et être dans la majorité ce n’est pas être un béni oui oui. On verra dans le temps. Et puis nous sommes clairement alliés aux élections régionales », argue la ministre qui fait fi de quelques élus Modem frondeurs choisissant de s’allier à des présidents de région sortant de droite, comme en Ile-de-France.

Elle poursuit : « Il y a peut-être des individualités. Mais le Modem est une famille politique, a un héritage, défend ses convictions dans la majorité, chacun débat, il y a des votes, et finalement tout le monde s’est mis d’accord. » Et martèle : « Ce n’est pas un conflit, c’est une démarche normale de la vie parlementaire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le