Covid-19 : Damien Abad (LR) va redemander une nouvelle mission d’information
Le patron des députés Les Républicains annonce dans Audition publique, qu’il va demander l’installation d’une nouvelle mission d’information sur la crise sanitaire. Il estime que l’arrêt de cet outil de contrôle parlementaire, le 27 janvier dernier, constitue « une parodie de démocratie ».

Covid-19 : Damien Abad (LR) va redemander une nouvelle mission d’information

Le patron des députés Les Républicains annonce dans Audition publique, qu’il va demander l’installation d’une nouvelle mission d’information sur la crise sanitaire. Il estime que l’arrêt de cet outil de contrôle parlementaire, le 27 janvier dernier, constitue « une parodie de démocratie ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La conférence des présidents du 2 février à l’Assemblée nationale ne s’annonce pas de tout repos pour la majorité présidentielle. Les oppositions gardent en travers de la gorge le couperet, le 27 janvier dernier, tombé sur la mission d’information sur la crise sanitaire. « Ce à quoi on a assisté la semaine dernière, c’est une parodie de démocratie. On a vu La République en marche, en pleine crise sanitaire, enterrer une mission d’information sur la Covid, qui était le seul outil que nous avions à disposition pour débattre de la crise tous ensemble », s’est encore indigné ce 1er février, dans Audition publique, le président du groupe Les Républicains, Damien Abad.

Invité des chaînes parlementaires, en partenariat avec Le Figaro Live, le député de l’Ain a annoncé qu’il avait adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, demandant à ce qu’une « nouvelle mission d’information s’installe. Celle-ci serait issue, selon son souhait, de la Conférence des présidents, « avec l’ensemble des groupes politiques ». « Comme nous l’avons fait pour la première vague », a-t-il insisté.

« Désunion nationale » à l’Assemblée nationale

La semaine dernière, un grand nombre de députés de la majorité avait dénoncé l’attitude des groupes d’oppositions. Dans la matinale de Public Sénat, le rapporteur général du Budget, Laurent Saint-Martin, avait notamment brocardé « la mauvaise foi » mais aussi le « mauvais débat politicien » de la droite et de la gauche, rappelant que l’extinction de la mission était prévue dès le départ dans le calendrier.

Dans ce contexte, Damien Abad a confié ne se faire « guère d’illusions » sur le sort de sa demande, même s’il n’oublie pas que la première mission d’information, lancée le 17 mars 2020, avait été impulsée par Richard Ferrand lui-même. « On ne peut pas, matin, midi et soir, appeler à l’union nationale, et pratiquer ici, matin, midi et soir, la désunion nationale », s’est-il agacé. Au Sénat, une nouvelle mission d’information a été lancée, pour prendre le relais de la première.

Alors que le Premier ministre a annoncé la tenue d’un nouveau débat au Parlement sur l’opportunité de mesures de restriction sanitaires, Damien Abad a exigé que la représentation nationale s’exprime en premier. « Je demande que ce débat parlementaire ait lieu avant la prise de parole du président de la République sur un éventuel reconfinement », a-t-il déclaré. Le député LR n’a d’ailleurs pas apprécié la dernière séquence du gouvernement, sur un troisième confinement, la semaine dernière. « Je regrette la mécanique de la décision et la manière dont on a inquiété et alimenté la peur et l’angoisse des Français. »

Interrogé sur la campagne vaccinale, marquée par des retards d’approvisionnement, Damien Abad a estimé que le gouvernement avait fait une erreur en se concentrant sur une commande avec les partenaires européens. « Oui, il fallait une commande européenne. Mais je crois qu’à côté, on aurait très bien pu faire comme l’Allemagne ou d’autres pays : avoir aussi une commande nationale spécifique », a-t-il expliqué. Le député a par ailleurs salué le ton offensif de Xavier Bertrand lors du démarrage de la campagne vaccinale. « Au concours de l’Eurovision des vaccins, on était les derniers », a-t-il raillé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Covid-19 : Damien Abad (LR) va redemander une nouvelle mission d’information
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le