Covid-19 : « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme pour éviter le confinement », selon Roger Karoutchi
Le sénateur LR, membre de la commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire, se montre « sceptique » sur l’adaptation au niveau de chaque préfecture des réponses à l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Il appelle également à tirer avant l’automne les leçons du printemps.

Covid-19 : « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme pour éviter le confinement », selon Roger Karoutchi

Le sénateur LR, membre de la commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire, se montre « sceptique » sur l’adaptation au niveau de chaque préfecture des réponses à l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Il appelle également à tirer avant l’automne les leçons du printemps.
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Après les Bouches-du-Rhône ou la Guadeloupe, d’autres restrictions dans les territoires à risque sont annoncées pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19, en Haute-Garonne ou les Alpes-Maritimes. Que penser de ces déclinaisons locales pour freiner la progression du nombre de nouveaux cas ? Invité de l’émission Parlement hebdo sur les chaînes parlementaires, le sénateur LR Roger Karoutchi s’est montré partagé. « Aujourd’hui, c’est pas mal que les préfets puissent décider. Mais on reste un peu sceptique. Je ne comprends pas comment on peut limiter l’activité des bars, des restaurants et des activités en tout genre à Marseille, Lyon ou à Nice. Et puis quand vous êtes à Paris, on a quand même l’impression que – j’ai entendu sur une autre chaîne quelqu’un dire hier que pendant tout l’été, encore maintenant – c’est un peu la fête du slip. »

Le sénateur des Hauts-de-Seine a notamment rappelé que la population circulait entre les grandes métropoles. « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme, un peu plus directif pour éviter le confinement. Il vaut mieux des mesures fermes pour tout le monde, pour éviter le confinement », a-t-il conseillé, estimant qu’un nouveau confinement général serait « la preuve d’un échec total ». L’hypothèse de reconfinement locaux ne correspondrait pas trop à la « mentalité française », selon lui, mais « il faudra probablement le faire si l’épidémie est là ».

« Je ne suis pas sûr que toutes les leçons soient tirées »

Membre de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la pandémie, le sénateur ne cache pas ses inquiétudes pour les prochaines semaines, après avoir multiplié les auditions. « Je n’entends personne dire qu’il n’y aura pas de risque de deuxième vague, pas de risque lourd qu’on connaisse à nouveau des moments difficiles ».

« Est-ce qu’on est plus prêts aujourd’hui, c’est mon obsession dans les auditions. Je ne veux pas d’autosatisfaction, on le dit régulièrement », témoigne-t-il, après avoir entendu cette semaine des personnalités comme Jérôme Salomon (directeur général de la Santé) ou encore Jean-François Delfraissy (président du conseil scientifique). « Il faut que les leçons du printemps soient tirées pour l’automne. Je ne suis pas sûr qu’elles soient toutes tirées. On entend encore des acteurs du monde sanitaire nous dire qu’il y a encore trop de paperasse et d’administration. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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