Covid-19 : « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme pour éviter le confinement », selon Roger Karoutchi
Le sénateur LR, membre de la commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire, se montre « sceptique » sur l’adaptation au niveau de chaque préfecture des réponses à l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Il appelle également à tirer avant l’automne les leçons du printemps.

Covid-19 : « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme pour éviter le confinement », selon Roger Karoutchi

Le sénateur LR, membre de la commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire, se montre « sceptique » sur l’adaptation au niveau de chaque préfecture des réponses à l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Il appelle également à tirer avant l’automne les leçons du printemps.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Après les Bouches-du-Rhône ou la Guadeloupe, d’autres restrictions dans les territoires à risque sont annoncées pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19, en Haute-Garonne ou les Alpes-Maritimes. Que penser de ces déclinaisons locales pour freiner la progression du nombre de nouveaux cas ? Invité de l’émission Parlement hebdo sur les chaînes parlementaires, le sénateur LR Roger Karoutchi s’est montré partagé. « Aujourd’hui, c’est pas mal que les préfets puissent décider. Mais on reste un peu sceptique. Je ne comprends pas comment on peut limiter l’activité des bars, des restaurants et des activités en tout genre à Marseille, Lyon ou à Nice. Et puis quand vous êtes à Paris, on a quand même l’impression que – j’ai entendu sur une autre chaîne quelqu’un dire hier que pendant tout l’été, encore maintenant – c’est un peu la fête du slip. »

Le sénateur des Hauts-de-Seine a notamment rappelé que la population circulait entre les grandes métropoles. « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme, un peu plus directif pour éviter le confinement. Il vaut mieux des mesures fermes pour tout le monde, pour éviter le confinement », a-t-il conseillé, estimant qu’un nouveau confinement général serait « la preuve d’un échec total ». L’hypothèse de reconfinement locaux ne correspondrait pas trop à la « mentalité française », selon lui, mais « il faudra probablement le faire si l’épidémie est là ».

« Je ne suis pas sûr que toutes les leçons soient tirées »

Membre de la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la pandémie, le sénateur ne cache pas ses inquiétudes pour les prochaines semaines, après avoir multiplié les auditions. « Je n’entends personne dire qu’il n’y aura pas de risque de deuxième vague, pas de risque lourd qu’on connaisse à nouveau des moments difficiles ».

« Est-ce qu’on est plus prêts aujourd’hui, c’est mon obsession dans les auditions. Je ne veux pas d’autosatisfaction, on le dit régulièrement », témoigne-t-il, après avoir entendu cette semaine des personnalités comme Jérôme Salomon (directeur général de la Santé) ou encore Jean-François Delfraissy (président du conseil scientifique). « Il faut que les leçons du printemps soient tirées pour l’automne. Je ne suis pas sûr qu’elles soient toutes tirées. On entend encore des acteurs du monde sanitaire nous dire qu’il y a encore trop de paperasse et d’administration. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le

Covid-19 : « Il faudrait un cadre national un peu plus ferme pour éviter le confinement », selon Roger Karoutchi
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Service National Universel
7min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le Service national universel (SNU), enterré avant d’avoir été généralisé

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.

Le