Crise migratoire : « L’UE paye le prix de son sous-traitement de la question migratoire à la Turquie » estime Manon Aubry
Depuis l’ouverture de la frontière terrestre avec la Grèce, les forces européennes s’inquiètent d’une arrivée massive de migrants. L’Europe dénonce « le chantage » turc.

Crise migratoire : « L’UE paye le prix de son sous-traitement de la question migratoire à la Turquie » estime Manon Aubry

Depuis l’ouverture de la frontière terrestre avec la Grèce, les forces européennes s’inquiètent d’une arrivée massive de migrants. L’Europe dénonce « le chantage » turc.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Depuis une semaine, la frontière greco-turque est le centre de toutes les tensions européennes. La Turquie a ouvert délibérément sa frontière, laissant passer des milliers de migrants – hommes, femmes et enfants venus surtout de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, de Somalie et d’Irak. De l’autre côté, la Grèce fait blocus et l’agence européenne Frontex a relevé son niveau d’alerte à « élevé ».

« Arrêtons-nous 2 minutes : ce sont des hommes et des femmes, ce sont des êtres humains dont nous parlons » rappelle la députée européenne LFI Manon Aubry. Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », l’élue insoumise s’insurge contre la politique européenne et les actions de la Turquie. « Ce qui est terrible dans cette histoire c'est que la Grèce et la Turquie se rejettent les migrants comme si c'était des marchandises qu'on s'échange d'un pays à un autre ».

« L'UE paye le prix de son sous-traitement de la question migratoire à la Turquie. Elle lui donne de l'argent, et elle ferme les yeux sur ce que fait la Turquie et Erdogan » analyse Manon Aubry. Elle dénonce « l’irresponsabilité » et la « lâcheté » de l’Union Européenne sur cette question. « C'est une forme de lâcheté de la part de l'UE de dire on vous donne un peu d'argent, allez-y gérez, et au passage on ferme les yeux sur les exactions d'Erdogan, y compris en Syrie » déplore-t-elle. Pour l’eurodéputée, il est urgent de revoir cet accord passé avec le pouvoir turc.

Quant au rôle de la France, qui a dénoncé le « chantage » du président Erdogan, Manon Aubry y voit une « forme d'hypocrisie de la part de la France de monter au créneau, et de dire ‘on garde les frontières fermées’ ». « C'est autant de barbelés aux pieds desquels viennent mourir des êtres humains. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le