D’une courte tête et avec un PS divisé, Paris « condamne les blocages » des universités
Le Conseil de Paris a voté mercredi d'une courte tête, et avec un groupe socialiste très divisé, la condamnation des blocages des...

D’une courte tête et avec un PS divisé, Paris « condamne les blocages » des universités

Le Conseil de Paris a voté mercredi d'une courte tête, et avec un groupe socialiste très divisé, la condamnation des blocages des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Conseil de Paris a voté mercredi d'une courte tête, et avec un groupe socialiste très divisé, la condamnation des blocages des universités proposée par des élus macronistes, suscitant la colère notamment des communistes.

La maire de Paris Anne Hidalgo "condamne les blocages des universités et des centres d'examen", indique le voeu déposé par le groupe macroniste ex-PS dirigé par le sénateur La République en Marche Julien Bargeton, ancien adjoint PS aux Finances.

Cette proposition a recueilli 53 votes pour, 48 voix contre et 12 abstentions.

Les groupes de droite ont approuvé le voeu mais ce sont surtout les voix du groupe socialiste, apparu très divisé, qui ont nourri les commentaires après vote.

Alors que son président Rémi Féraud a annoncé qu'il s'abstiendrait personnellement, l'ancien patron du syndicat étudiant UNEF Bruno Julliard a voté contre cette condamnation, tout comme des élus considérés comme "l'aile gauche" du groupe.

D'autres membres de l'exécutif se sont abstenus, l'adjoint macroniste à la propreté Mao Peninou a voté pour.

Ce vote "vient de traduire l'explosion du groupe socialiste au Conseil de Paris", a analysé Alexandre Vesperini, opposant macroniste ex-LR. "La maire de Paris est sur un fil, entre trois groupes: son aile gauche, ceux qui veulent faire alliance avec Macron et ceux qui sont tétanisés parce qu'ils ne savent pas quelle stratégie adopter" pour les prochaines municipales, a-t-il commenté.

Dans un communiqué, le groupe communiste a rappelé avoir "naturellement" voté contre ce vœu, rappelant son soutien aux mobilisations étudiantes. "Emboîtant le pas à Gérard Collomb (ministre de l'Intérieur), les élus En Marche tentent de dévier le sujet sur la légitimité de la contestation de sa politique", a-t-il fait valoir dans un communiqué.

L'écologiste Jérôme Gleizes‏ a pour sa part ironisé sur Twitter : "la droite parisienne au conseil de Paris gagne un vote condamnant le blocage des Universités grâce à l'absence de trop nombreux socialistes. À chacun sa manière de commémorer Mai68".

Avec 31 votants sur 53, il manquait 22 socialistes en séance.

Partager cet article

Dans la même thématique

D’une courte tête et avec un PS divisé, Paris « condamne les blocages » des universités
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

D’une courte tête et avec un PS divisé, Paris « condamne les blocages » des universités
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le