Damien Abad (LR) ne veut pas que la révision constitutionnelle « aboutisse »
Damien Abad, député de l'Ain et vice-président des Républicains (LR), ne "souhaite pas" que la révision constitutionnelle ...

Damien Abad (LR) ne veut pas que la révision constitutionnelle « aboutisse »

Damien Abad, député de l'Ain et vice-président des Républicains (LR), ne "souhaite pas" que la révision constitutionnelle ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Damien Abad, député de l'Ain et vice-président des Républicains (LR), ne "souhaite pas" que la révision constitutionnelle "aboutisse", dénonçant un "recul des droits du Parlement" et un "culte de la personnalité" autour d'Emmanuel Macron.

"Je ne souhaite pas que cette réforme constitutionnelle aboutisse pour une raison très simple: ce serait la première réforme constitutionnelle de la Ve République qui entraînerait un recul des droits du Parlement et un affaiblissement des droits de l'opposition", a déclaré M. Abad sur Public Sénat.

"Je crois que dans une démocratie, il est sain d'avoir des contre-pouvoirs. La République française, ce n'est pas une monarchie. Je sais bien qu'aujourd'hui le culte de la personnalité est un sentiment très fort, mais enfin on n'est plus à l'époque de Louis XIV où +l'État c'est moi+", a développé le 3e vice-président des Républicains.

La révision constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron a entamé son parcours parlementaire en commission à l'Assemblée, avant son examen dans l'hémicycle dans une semaine.

"La réalité, c'est qu'on a besoin de contre-pouvoirs, on a besoin d'un Parlement plus fort, on a besoin aussi de faire confiance aux territoires. Et c'est une réforme qui déracine la République, qui va créer les conditions d'une République hors-sol là où, au contraire, on a besoin de renforcer le lien charnel entre les territoires et les Français", a jugé M. Abad.

"Pour moi, il n'y a pas d'amélioration du travail parlementaire. Ce n'est pas en encadrant le droit d'amendement des parlementaires qu'on améliore la procédure législative. Certainement qu'il y a un toilettage à faire. Mais moi j'ai une grande différence avec les députés de La République en marche: je ne considère pas que le Parlement est un conseil d'administration d'une entreprise, où on doit agir le plus vite possible", a-t-il ajouté.

"Le Parlement, c'est la culture du débat. Il faut assumer cette culture du débat. Sinon ce n'est pas la peine de s'engager en politique".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le