Daniel Picouly : « Je suis ce que je suis grâce à l’école »
Invité de l’émission « On va plus loin », l’écrivain Daniel Picouly, venu parler de son livre « La victoire du nègre », a rappelé son amour de l’école et de l’enseignement.  

Daniel Picouly : « Je suis ce que je suis grâce à l’école »

Invité de l’émission « On va plus loin », l’écrivain Daniel Picouly, venu parler de son livre « La victoire du nègre », a rappelé son amour de l’école et de l’enseignement.  
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La nomination du nouveau ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer il y a quelques jours, a été l’occasion pour Sonia Mabrouk, de faire parler de l’école à l’écrivain Daniel Picouly : « Comme il n’y a plus ni gauche, ni droite, on va peut être avoir une école qui va être débarrassée des oripeaux de l’idéologie » s’amuse-t-il tout d’abord.

Quand on l’interroge sur la querelle autour de l’Histoire qui doit être ou non enseignée comme « récit national », l’ancien professeur d’économie est catégorique : « Il n’y a pas à être pour ou contre la promotion du roman national. Il y a toujours un roman national. L’histoire est faite de romans nationaux successifs. C'est-à-dire que le politique a tendance à s’emparer de l’histoire (…) Le roman national, c’est toujours celui des autres. Quand on le critique c’est qu’il ne correspond pas au sien ».

Daniel Picouly n’oublie pas d’intégrer les parents dans le processus de réussite de l’élève : « Les parents ne doivent pas être dépossédés de l’école. Ce qui me paraît très important c’est qu’à la maison, [ils] puissent suivre et aider leurs enfants (…) Un enfant qui ne peut pas demander à son père ou à sa mère de l’aider pour ses devoirs est déjà un enfant en difficulté ou qui doute peut être de l’école et de la transmission ».

L’écrivain, qui a été un cancre, a pourtant adoré l’école : « Je rêvais d’y rester tout le temps (…) On avait en face de nous des gens qui nous aimaient [les professeurs NDLR]. Et je dis souvent à mes élèves « L’école c’est le dernier lieu où vous allez être calottés, mais avec amour. Dehors, vous le serez mais sans amour ». Et tant qu’on sent que la sévérité des gens qui sont en face, est à base d’amour, de respect, d’envie de vous conjuguer au futur, moi ça me va ». «  Je suis ce que je suis grâce à l’école » ajoute-t-il.

OVPL : interview intégrale de daniel Picouly
17:12

Interview intégrale de Daniel Picouly

Partager cet article

Dans la même thématique

Daniel Picouly : « Je suis ce que je suis grâce à l’école »
3min

Société

« Pour certains c’est trop dur de se dire que s’il y a des femmes violentées, c’est qu’il y a des hommes violents », s’interroge Ghada Hatem

Il y a 10 ans maintenant Ghada Hatem médecin gynécologue fondait la première maison des femmes à Saint-Denis. Un lieu pour soigner les femmes victimes de violences psychologiques ou sexuelles. 10 ans après, le modèle a essaimé partout en France. Mais que pense-t-elle de la hausse des féminicides et du retour de discours masculinistes qui séduisent de plus en plus de jeunes hommes ? Ghada Hatem répond à toutes les questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ».

Le

Childhood, early education and child protection themes
6min

Société

« Enfants maltraités, fratries éparpillées » : un rapport du Sénat alerte sur les « graves difficultés » de la protection de l’enfance

Alors que les dépenses de la protection de l’enfance sont en hausse de 70 % entre 1998 et 2023, le secteur est en difficulté, avec une « crise de vocations » et une prise en charge qui n’est pas à la hauteur pour les enfants. Un rapport du Sénat met sur la table 16 recommandations, appuyées par les bonnes pratiques repérées dans les territoires, pour tenter d’améliorer la situation.

Le