David Rachline, maire RN de Fréjus : « L’objectif est de faire en sorte qu’Emmanuel Macron n’ait pas les pleins pouvoirs »
Dimanche 24 avril, la candidate d’extrême droite Marine Le Pen a recueilli 41,8 % des suffrages exprimés, au second tour de la présidentielle. Le plus haut score jamais obtenu, en France, par le Rassemblement National (anciennement Front National). Loin de s’avouer vaincus, les soutiens de Marine Le Pen ont maintenant dans le viseur les législatives, à l’instar du maire de Fréjus, David Rachline.

David Rachline, maire RN de Fréjus : « L’objectif est de faire en sorte qu’Emmanuel Macron n’ait pas les pleins pouvoirs »

Dimanche 24 avril, la candidate d’extrême droite Marine Le Pen a recueilli 41,8 % des suffrages exprimés, au second tour de la présidentielle. Le plus haut score jamais obtenu, en France, par le Rassemblement National (anciennement Front National). Loin de s’avouer vaincus, les soutiens de Marine Le Pen ont maintenant dans le viseur les législatives, à l’instar du maire de Fréjus, David Rachline.
Public Sénat

Par Klara Durand

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« C’est une progression spectaculaire par rapport à 2017, un vent d’espoir s’est levé, certes nous ne l’emportons pas, mais la dynamique est de notre côté, elle va permettre dans les années à venir, de continuer à progresser et surtout de nous battre pour les élections législatives à venir bientôt », a déclaré David Rachline, le maire RN de Fréjus, présent au Pavillon d’Armenonville où la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen s’est exprimée quelques instants plus tôt.

David Rachline s’est montré positif vis-à-vis de cette défaite du Rassemblement National et a réitéré la volonté du parti de remporter les législatives à venir les 12 et 19 juin prochains : « L’objectif est de faire en sorte qu’Emmanuel Macron n’ait pas les pleins pouvoirs. C’est de faire en sorte que les Français qui ont voté Marine Le Pen puissent être représentés à l’Assemblée Nationale et combattre les réformes dramatiques que Monsieur Macron souhaite mettre en place aujourd’hui », a-t-il détaillé.

En revanche, le maire de Fréjus est resté évasif sur la question des éventuelles alliances entre le Rassemblement National et d’autres partis dont celui d’Eric Zemmour : « Demain, nous souhaitons nous allier avec toute une série de personnes qui ne souhaitent pas que Monsieur Macron ait les pleins pouvoirs et il peut y avoir des gens d’ici et là qui peuvent nous rejoindre dans ce combat ».

David Rachline n’a, toutefois, pas manqué de critiquer le troisième homme de l’élection présidentielle, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 21,95 % des suffrages le 10 avril dernier : « Monsieur Mélenchon est totalement disqualifié pour s’opposer à Emmanuel Macron dans la mesure où il a appelé à voter pour lui ou à demi-mot en tout cas, par conséquent il est donc responsable des réformes qui vont arriver, de la retraite à 65 ans, de la destruction de notre modèle de protection sociale »,

« D’abord nous opposer au gouvernement d’Emmanuel Macron et demain présider aux destinées du pays, c’est encore envisageable aujourd’hui », a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le

Municipales: Christian Estrosi et Eric Ciotti attaque et contre-attaque pour la Mairie de Nice
7min

Politique

Municipales dans les Alpes-Maritimes : pourquoi la chute des bastions LR pourrait favoriser un groupe d’extrême droite au Sénat

En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.

Le