Déficit : l’objectif de réduction des dépenses pas assez « ambitieux » selon Jean-Louis Bourlanges

Déficit : l’objectif de réduction des dépenses pas assez « ambitieux » selon Jean-Louis Bourlanges

Jean-Louis Bourlanges, député Modem des Hauts-de-Seine, était l’invité de l’émission L’Epreuve de vérité ce lundi sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Echos et Radio Classique. Il a exprimé son inquiétude sur le rythme de réduction de la dépense publique et le flou dans les objectifs du gouvernement. « Mon inquiétude, tout au long de […]
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Louis Bourlanges, député Modem des Hauts-de-Seine, était l’invité de l’émission L’Epreuve de vérité ce lundi sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Echos et Radio Classique. Il a exprimé son inquiétude sur le rythme de réduction de la dépense publique et le flou dans les objectifs du gouvernement.

« Mon inquiétude, tout au long de la période budgétaire, a été que l’objectif de réduction des dépenses publiques n’a pas été clairement affiché en termes suffisamment ambitieux. On a dit qu’il fallait absolument tenir les 3% de déficit du PIB, qui était un engagement pris vis-à-vis de l’Europe et de nos partenaires allemands. Mais il fallait aller bien au-delà. Comment va-t-on opérer sur la longue durée ? » demande l’ancien parlementaire européen.

« Je serai rassuré quand je verrai d’abord un diagnostic » ajoute-t-il. « Quand on regarde les dépenses », les économies ne peuvent pas se faire sur « la justice », « dans la police » « les hôpitaux », « les professeurs » ou « l’armée » selon Jean-Louis Bourlanges. « Il reste les collectivités » selon le député Modem, et « ce qui coûte, en termes maastrichtiens, (soit) les retraites, le logement, l’Unedic, le système de Sécurité sociale. Et là, on est au b.a.-ba d’une réflexion stratégique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le