Déjeuner Philippe-Rugy: « sain » de « montrer qu’on ne le laisse pas tomber » pour Fesneau
Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a jugé vendredi "plutôt sain" de montrer qu'on "ne laisse pas tomber"...

Déjeuner Philippe-Rugy: « sain » de « montrer qu’on ne le laisse pas tomber » pour Fesneau

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a jugé vendredi "plutôt sain" de montrer qu'on "ne laisse pas tomber"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau a jugé vendredi "plutôt sain" de montrer qu'on "ne laisse pas tomber" François de Rugy, au lendemain du déjeuner de l'ex-ministre de la Transition écologique avec Edouard Philippe.

Le Figaro a révélé jeudi le "déjeuner discret" dans un restaurant parisien entre le Premier Ministre et le ministre démissionnaire de la Transition écologique.

"Je ne trouve pas anormal que le Premier ministre puisse discuter avec François de Rugy qui a quitté le gouvernement, à sa demande, dans les conditions que vous connaissez", qu'il puisse "prendre de ses nouvelles, échanger avec lui", a commenté sur LCI le ministre.

Pour lui, "c'est une question de traiter les gens avec le minimum de décence et d'humanité qui doit être la nôtre" et c'est "une chose qui est plutôt saine. La vie politique n'est pas faite de rupture qui ferait qu'à partir du moment où vous démissionnez, on vous laisse tomber".

"C'est peut-être aussi pour montrer qu'on ne laisse pas tomber François de Rugy et qu'on ne tourne pas la page comme ça, de façon sèche, comme ça s'est fait avant, et ça c'est peut-être nouveau, c'est plutôt bien", a-t-il insisté.

Interrogé sur la possibilité d'un retour au gouvernement de François de Rugy à l'occasion d'un éventuel remaniement, Marc Fesneau a répondu: "La formation d'un gouvernement, elle ne se fait pas comme ça, au gré des entrées et des sorties, c'est un message politique, la formation d'un gouvernement", en précisant que "ça n'appartient à personne d'autre qu'au président de la République, en lien avec le Premier ministre".

Mardi soir sur France 2, M. de Rugy, qui va redevenir député de Loire-Atlantique, s'est dit "blanchi" des accusations portées par Médiapart et a indiqué sa volonté de continuer à "être utile".

Interrogé pour savoir s'il allait revenir au gouvernement, M. de Rugy a répondu que c'était au président de nommer les ministres mais que son engagement "pour l'écologie, pour la République, pour la France" se poursuivrait.

"Je comprends le souhait que peut avoir François de Rugy d'être réhabilité, avec le sentiment d'injustice de quelqu'un qui a le sentiment que l'armoire lui est tombée sur la tête avec un certain nombre de choses qui ont été dites et, pour une part d'entre elles, qui étaient fausses, pour d'autres qui ne relèvent pas manifestement de faits répréhensibles", a complété le ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le